Trois jours pour rappeler l’exil et la douleur:78 ans après, la Nakba reste une plaie ouverte

Les autorités palestiniennes ont annoncé le lancement des activités marquant le 78e anniversaire de la Nakba, prévues du 10 au 12 mai, avec une large participation des factions, institutions nationales et représentants politiques.
Lors d’une réunion de la Commission nationale supérieure chargée de la commémoration, en présence de membres du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), il a été décidé d’organiser une série d’événements sur trois jours, culminant avec une marche centrale le 12 mai à Ramallah, entre le mausolée de Yasser-Arafat et la place al-Manara, parallèlement à une mobilisation similaire dans la bande de Ghaza.
Les responsables palestiniens ont souligné que la commémoration de cette année revêt une importance particulière dans un contexte de pressions accrues sur la question des réfugiés, notamment les menaces pesant sur l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), ainsi que les conditions dans les camps palestiniens.
Ils ont appelé à une participation élargie, tant dans les territoires palestiniens que dans la diaspora.
Plusieurs intervenants ont également mis en garde contre la poursuite des politiques israéliennes affectant les Palestiniens, estimant que l’absence de mécanismes de responsabilisation internationaux pourrait conduire à une intensification de ces pratiques.
Pour rappel la Nakba marque le début de la destruction de la patrie palestinienne et le déplacement massif, en 1948, de la majorité des Palestiniens. Le mot «Nakba» signifie «catastrophe» en arabe. C’est le terme employé par les Palestiniens et d’autres pour désigner ce moment historique. Pour certains, il désigne aussi la persécution continue des Palestiniens et la perte de leur territoire qui s’en est suivie n
Malik M.