Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudene, a affirmé samedi derniier à Alger que l’Algérie a réalisé des avancées majeures dans le domaine de la transplantation d’organes à partir de donneurs vivants, notamment pour les greffes rénales, hépatiques et de moelle osseuse.
Présidant le lancement d’une journée d’étude consacrée à la coordination hospitalière en matière de greffes, le ministre a qualifié cette rencontre d’«étape stratégique, qui traduit l’engagement collectif à perfectionner le système de transplantation en Algérie et à ancrer la culture du don – un acte noble qui offre vie et espoir aux patients en attente d’organes et de tissus».
Il a souligné que «des progrès considérables ont été accomplis dans les transplantations à partir de donneurs vivants, en particulier pour les reins, le foie et la moelle osseuse».
Par ailleurs, M. Aït Messaoudene a précisé que l’Agence nationale des greffes (ANG) œuvre, en étroite collaboration avec les centres agréés, à réunir toutes les conditions scientifiques et réglementaires nécessaires au lancement des transplantations à partir de donneurs décédés, «afin d’élargir l’éventail thérapeutique et d’offrir une chance à un plus grand nombre de patients».
Dans cette optique, il a annoncé «la publication prochaine des textes réglementaires et d’application relatifs à l’organisation des prélèvements sur donneurs en état de mort cérébrale».
Cette mesure permettra d’instaurer «un cadre juridique et éthique complet, garantissant une transparence totale et protégeant les droits des donneurs, de leurs familles, des patients ainsi que des équipes médicales». Organisée par l’ANG avec la participation de nombreux experts et spécialistes algériens et tunisiens, cette journée d’étude vise à favoriser l’échange d’expertises, à promouvoir la culture du don d’organes et àrenforcer les partenariats dans ce domaine crucial.
A. G.
Transplantation d’organes: L’Algérie franchit un cap décisif

