Le président de la Commission nationale de lutte contre le cancer, le Pr Adda Bounedjar, a tiré la sonnette d’alarme samedi dernier : l’absence de liens structurés entre universités, CHU et hôpitaux freine gravement la recherche clinique en Algérie. Il plaide pour un renforcement urgent de la coordination entre tous les acteurs.
Pour y remédier, il appelle à la création de nouveaux métiers dans les établissements de santé : attachés de recherche clinique, data managers, méthodologistes et spécialistes en IA, afin de travailler en synergie avec les équipes médicales.
Le Pr Bounedjar a également détaillé la stratégie nationale : établir une cartographie épidémiologique fiable et définir les bonnes orientations entre dépistage de, dépistage ciblé et diagnostic précoce.
Il a illustré les progrès réalisés avec le cancer du sein : en 2000, plus de 40% des cas étaient diagnostiqués à un stade métastatique. Aujourd’hui, ce taux est tombé à moins de 15%.
La taille moyenne des tumeurs est passée de 9 cm à 3 cm, et le taux de survie a bondi de 50% à plus de 80%, avec un objectif de 90% dans les prochaines années.
A. G.
Cancer en Algérie:Le Pr Bounedjar demande une révolution organisationnelle

