L‘iran affiche sa détermination face aux déclarations américaines, promettant de poursuivre le combat et de fermer le détroit d’Ormuz aussi longtemps qu’il le faudra La guerre des mots fait rage entre Téhéran et Washington. Alors que Donald Trump annonçait lundi dernier une fin prochaine du conflit, l’Iran a répliqué hier mardi avec une fermeté cinglante : les négociations ne sont plus à l’ordre du jour et les missiles continueront de tomber aussi longtemps que nécessaire. Le bras de fer prend une dimension stratégique majeure autour du détroit d’Ormuz, cette artère par laquelle transite près d’un cinquième de la production mondiale d’or noir.
Les Gardiens de la révolution ont été clairs : pas un litre de pétrole ne sortira de la région vers le «camp ennemi» si l’escalade se poursuit.
Ali Larijani, chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a douché les espoirs américains : le détroit restera impraticable aussi longtemps que la guerre durera. Une réponse directe à Trump qui menaçait de frapper «beaucoup plus fort» si Téhéran bloquait cette voie vitale pour l’économie mondiale. Le président américain avait pourtant tenté d’apaiser les marchés en promettant de lever certaines sanctions sur le pétrole, espérant faire baisser des prix qui s’envolent. Mais pour Téhéran, cette concession est dérisoire.
Le porte-parole des Gardiens de la révolution, Ali Mohammad Naini, a balayé d’un revers ces annonces : «Les efforts pour réduire les prix du pétrole et du gaz seront ponctuels et vains. En temps de guerre, le commerce est tributaire de la sécurité régionale.» Les déclarations se succèdent mais la position iranienne reste inflexible. C’est Téhéran qui décidera de la fin des hostilités, pas Washington.
Les forces armées iraniennes se disent prêtes à étendre leurs opérations si les frappes américaines et israéliennes persistent. Sur le terrain, la machine de guerre continue de tourner.
Frappes américano-israéliennes contre des villes iraniennes, tirs de missiles iraniens sur des positions ennemies dans la région : le conflit s’enlise et les déclarations de Trump sur une paix prochaine semblent relever davantage du vœu pieux que d’une analyse réaliste.
M. M.
Téhéran défie Trump:«C’est nous qui déciderons de la fin de la guerre»

