ADar Abdeltif, dans le cadre de la manifestation culturelle « Talaqi 2025 », architectes, urbanistes et acteurs de la société civile ont lancé un appel vibrant à la valorisation du patrimoine architectural algérien, soulignant l’urgence de le préserver tout en l’adaptant aux réalités contemporaines. Organisée par l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC), l’association « Patrimoine » et le collectif « Talaqi », cette rencontre a mis en lumière les défis et les opportunités liés à la sauvegarde de l’identité urbaine du pays.L’architecte Akli Amrouche a insisté sur la nécessité d’intégrer les nouvelles agglomérations dans un système urbain cohérent, enraciné dans la culture nationale.
Pour lui, l’architecture ne doit pas être une simple réponse technique, mais un levier de dynamique sociale, où le citoyen devient acteur de son environnement. Maya Akkouche, quant à elle, a célébré les terrasses de la Casbah d’Alger comme des espaces de vie et d’inspiration, ayant nourri l’imaginaire d’artistes comme Mohamed Racim. Elle a dénoncé leur régression due à des exploitations illégales, appelant à une réappropriation collective de ces lieux emblématiques. Le représentant de l’Agence nationale des secteurs sauvegardés (ANSS), Hadj Kouider Mustapha, a salué les effets du Plan permanent de sauvegarde appliqué à la Casbah de Dellys, qui a permis d’éviter sa disparition.
Ce succès montre qu’une politique patrimoniale bien pensée peut inverser le cours de la dégradation. »Talaqi 2025″, qui se poursuit jusqu’au 24 juillet, ne se limite pas à des expositions ou des conférences : elle propose un espace de dialogue entre artistes, architectes et juristes, où l’art et le droit se rencontrent pour bâtir un avenir enraciné dans la mémoire. C’est une invitation à repenser nos villes, non comme des zones à construire, mais comme des récits à préserver et à transmettre.
Amina.S
Talaqi 2025 : L’architecture algérienne au cœur d’un réveil citoyen

