L’Algérie a occupé le devant de la scène onusienne cette semaine, portant à la fois ses ambitions diplomatiques et ses réussites en matière d’innovation.
Le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Lounès Magramane, a pris part à la table ronde ministérielle consacrée à «l’évaluation du Pacte pour l’avenir», en marge du Forum politique de haut niveau sur le développement durable, qui s’est tenu au siège de l’ONU à New York du 7 au 15 juin sous le thème de l’accélération de l’Agenda 2030. Dans son intervention, Lounès Magramane a mis en avant les efforts déployés par l’Algérie en faveur de la réforme de l’ONU, notamment dans le cadre de son mandat au Conseil de sécurité durant la période 2024-2025, ainsi que les démarches engagées avec ses différents partenaires pour soutenir une action multilatérale fondée sur les principes de justice et d’équité.
Il a également mis en relief l’approche adoptée par l’Algérie sous la conduite du président Abdelmadjid Tebboune, fondée sur l’investissement dans le capital humain, l’innovation et la numérisation, tout en insistant sur l’urgence d’accélérer les réformes structurelles face au déficit de financement
international et au poids de la dette qui pèse sur les pays en développement.
Au-delà de ce plaidoyer diplomatique, l’Algérie a saisi l’occasion du Forum pour organiser un événement parallèle, dans la foulée de la présentation de son deuxième rapport national volontaire sur la mise en œuvre des Objectifs de développement durable. Intitulée «Le rôle central des start-up dans le renforcement de l’innovation et des alliances pour une sécurité hydrique durable», cette rencontre a réuni un aréopage de responsables onusiens et africains de premier plan : le président du Conseil économique et social de l’ONU, l’ambassadeur Lok Bahadur Thapa, la vice-présidente de la Commission de l’Union africaine, l’ambassadrice Selma Haddadi, ainsi que le secrétaire général adjoint de l’ONU et directeur régional pour les États arabes du PNUD, Abdallah Al Dardari.
L’économiste en chef de la FAO, Maximo Torero, et l’ambassadrice coordinatrice résidente de l’ONU en Algérie, Savina Claudia Ammassari, ont également pris la parole lors de cette rencontre consacrée aux solutions technologiques innovantes et à l’intelligence artificielle face aux défis de la sécurité hydrique.
Les échanges ont notamment mis en lumière les programmes phares de l’accélérateur public Algeria Venture et de la Conférence africaine des start-up, deux initiatives devenues des vitrines de l’écosystème entrepreneurial algérien.
L’expérience algérienne a été unanimement saluée par les responsables des instances onusiennes présentes ainsi que par plusieurs délégations étrangères, qui l’ont qualifiée de modèle pionnier en matière de mobilisation des énergies juvéniles et de renforcement de la coopération Sud-Sud au service du développement durable — une reconnaissance qui confirme la place grandissante prise par l’Algérie dans les débats multilatéraux consacrés à l’innovation et à l’eau.
Lotfi L.-E.
Table ronde ministérielle à l’ONU: À New York, l’Algérie plaide pour un multilatéralisme plus juste
