Depuis le début du conflit au Soudan en avril 2023, le pays traverse une grave crise humanitaire et sécuritaire. Cependant, malgré la poursuite des combats et l’effondrement des services de base, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a annoncé qu’environ 4,1 millions de personnes ont pu retourner dans leurs régions d’origine.
Ainsi, cette évolution est considérée par l’ONU comme une véritable «lueur d’espoir». En effet, Mohamed Rifaat, chef de la mission de l’OIM au Soudan, a expliqué que plus de 80% des personnes retournées sont revenues de l’intérieur du pays vers plusieurs régions importantes, notamment Khartoum, Al Jazera et Sennar. De plus, le nombre de déplacés internes a diminué de 23% par rapport au mois de janvier 2025, période durant laquelle le Soudan comptait près de 12 millions de déplacés.
Le responsable onusien a souligné que ces retours volontaires montrent l’attachement profond du peuple soudanais à sa terre ainsi que son espoir d’un avenir meilleur, malgré les difficultés persistantes.
Toutefois, les conditions de vie restent extrêmement précaires dans les zones de retour. En effet, de nombreuses habitations sont détruites et les services essentiels, comme l’électricité, l’eau, la santé et l’éducation, sont presque inexistants. À titre d’exemple, environ 70% des logements à Khartoum sont partiellement ou totalement détruits.
D’autre part, le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a renouvelé son appel à un cessez-le-feu immédiat et durable. Selon lui, la guerre continue de déchirer le pays et les civils, notamment les femmes et les enfants, paient un lourd tribut. C’est pourquoi il insiste également sur la nécessité d’une transition démocratique menée par les Soudanais eux-mêmes.
Bien que le retour de millions de déplacés représente un signe encourageant, la situation humanitaire au Soudan demeure très préoccupante.
Par conséquent, la communauté internationale continue d’appeler à la paix afin de permettre au peuple soudanais de retrouver des conditions de vie dignes et stables.
Malik M.
Soudan: Le retour de millions de déplacés malgré une crise humanitaire persistante

