A l’ONU, le groupe A3+ (Algérie, Sierra Leone, Somalie et Guyana) a plaidé pour une solution politique durable au conflit soudanais. Le représentant algérien, Amar Bendjama, a insisté sur le fait que seule une négociation inclusive, menée par les Soudanais avec un soutien international, peut mettre fin à la crise.
Le groupe a souligné la nécessité de mieux coordonner les efforts de médiation, en respectant le rôle central de l’Union africaine et de l’ONU, et en s’appuyant sur les acquis du processus de Djeddah. Il a fermement rejeté toute tentative d’établir des autorités parallèles, source de fragmentation de l’État.
Les A3+ se sont dits consternés par la dégradation sécuritaire, notamment au Kordofan et au Darfour, où les infrastructures civiles sont ciblées.
Ils ont appelé à faire face à la catastrophe humanitaire, tout en saluant les efforts du gouvernement soudanais. Enfin, le groupe a exigé que les responsables des massacres, en particulier des Forces de soutien rapide (FSR), soient tenus pour responsables grâce aux outils internationaux comme les sanctions et les enquêtes. Il a aussi condamné l’attaque récente contre la FISNUA qui a coûté la vie à six Casques bleus, et dénoncé toute ingérence extérieure fournissant armes et mercenaires.
Malik M.
Soudan: Appel du groupe A3+ à un dialogue inclusif et à la fin des violences

