L’Algérie fait du secteur de la sidérurgie un moteur clé dans sa stratégie de relance économique et de ses efforts pour sortir de la dépendance aux hydrocarbures. Le pays multiplie les investissements et les partenariats pour développer ce secteur porteur. La Turquie et le Qatar sont les principaux investisseurs étrangers. La Chine peut rejoindre ces deux pays dans un projet stratégique avec l’Algérie. Avec les turques, l’Algérie a lancé le complexe d’Oran, Tosyali Algérie qui exporté actuellement pour des centaines de millions de dollars annuellement.
Avec le Qatar, c’est la très ambitieuse société Algerian Qatar Steel (AQS) implantée dans la zone industrielle de Bellara (Jijel). En 2024, Algerian Qatar Steel a exporté pour un montant de 367 millions de dollars. En septembre 2025 et à l’occasion de la 4e édition de la Foire commerciale intra-africaine (IATF) à Alger, la société a signé des contrats d’exportation d’une valeur globale dépassant 1,6 milliard de dollars. Avec les chinois, c’est un chantier prometteur qui doit être mené. Depuis plusieurs jours, une délégation du groupe sidérurgique chinois «China Baowu Group» est en visite en Algérie, dans la perspective de lancement de partenariat.
La délégation a été reçue, par le ministre de l’énergie et des énergies renouvelables, Mourad Adjal, par le ministre d’état, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab et par le ministre de l’Industrie, Yahia Bachir.
La réunion avec ce dernier était consacrée à l’examen des moyens de coopération et de partenariat dans le cadre de la réhabilitation et du développement du complexe d’El Hadjar.
Cette rencontre est l’aboutissement d’un processus de consultations engagé par le ministère de l’Industrie dans le cadre d’un plan intégré visant à réhabiliter et à développer le complexe d’El Hadjar.
Ce plan a pour objectifs de moderniser ses capacités de production, d’améliorer ses performances, de valoriser ses actifs industriels et de l’intégrer dans ‘écosystème national de l’industrie sidérurgique.
Les deux parties sont convenues de poursuivre le travail selon l’échéancier établi.
Le groupe chinois devra ainsi présenter, avant la fin du mois de septembre prochain, la conception technologique finale du projet, un projet de mémorandum d’entente sur le partenariat, ainsi qu’une feuille de route détaillée pour la concrétisation du projet.
Le ministère de l’Industrie se dit disposé à accompagner les partenaires et investisseurs, en coordination avec les différents secteurs et organismes concernés, afin de contribuer à la concrétisation de projets industriels économiquement viables et à impact durable.
Avec ces projets stratégiques, l’Algérie affiche son ambition d’être un acteur mondial clé du secteur de la sidérurgie, en mettant en valeur ses richesses minières afin de sécuriser ses intrants.
Fateh H.
Sidérurgie: L’Algérie affiche ses grandes ambitions
