Les débats sur la sécurité routière se poursuit au lendemain de la tragédie de Oued El Harrach où 18 personnes ont été tuées. Dans le sillage de cette tragédie, le FFS appelle à l’organisation d’assises nationales pour la sécurité routière, afin de débattre de l’ensemble de ces enjeux et d’adopter une feuille de route capable de mettre fin à cette hécatombe.
« Ces assises doivent rassembler l’ensemble des acteurs concernés par cette problématique : institutions de l’État, syndicats des transporteurs, agents économiques, associations de protection des usagers de la route, experts, collectivités locales et organisations de la société civile », a indiqué le parti dans un communiqué signé par Youcef Aouchiche, Premier Secrétaire national du FFS.
L’objectif de ces assises est de dresser un diagnostic rigoureux et partagé de la situation, et d’élaborer une feuille de route ambitieuse, réaliste et applicable pour enrayer durablement l’hémorragie sur nos routes.
Pour le FFS, ces assises devront aborder toutes les dimensions du problème : infrastructures, réglementation, contrôle, formation, équipement, prévention, gouvernance et financement. Elles devront déboucher sur des engagements fermes, traduits dans un plan d’action national assorti de moyens, de délais et de mécanismes de suivi et d’évaluation. Le plus vieux parti de l’opposition estime que la sécurité routière ne peut plus être traitée comme une urgence ponctuelle à chaque drame : elle doit devenir une priorité nationale permanente, portée au plus haut niveau de l’État. Pour lui, le drame d’El Harrach ne doit pas être un deuil de plus, mais un point de rupture avec les politiques et la gestion du passé car la protection de la vie et de la santé des citoyens est une mission régalienne et constitutionnelle de l’État que les pouvoirs publics doivent pleinement assumer., De Tamanrasset à El Bayadh, en passant par Alger, l’hécatombe routière se poursuit depuis des années. En 2024 seulement, selon les statistiques officielles, 3 740 personnes ont perdu la vie et 35 556 ont été blessées dans 26 272 accidents enregistrés à travers le pays. Ces chiffres effroyables appellent des réponses urgentes et des mesures concrètes.
En plus de la dégradation de nombreuses routes à travers le pays, le FFS soutient que l’état général du parc national de transport est aussi alarmant.
A cela, il ajoute la politique de contrôle qui est largement déficiente.
Le FFS propose de lever toutes les contraintes bureaucratiques entravant l’importation de pièces de rechange et de véhicules neufs ; suspendre de la circulation les véhicules de transport collectif jugés dangereux, quel que soit leur âge ; renforcer les contrôles techniques par des inspections inopinées, tout en luttant rigoureusement contre les passe-droits.
À moyen terme, il préconise la création d’établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC) dans chaque wilaya, pour réorganiser le transport urbain et interurbain.
À long terme, il appelle à l’instauration d’une politique nationale de mobilité durable et hybride, fondée sur la diversification et la modernisation des moyens de transport ; le lancement de nouveaux projets donnant la priorité au rail, au métro et au tramway dans une stratégie intégrée de transport multimodal .
Fateh H.
Sécurité routière: Le FFS veut des assises nationales

