La réforme du système de santé algérien en 2024 introduit plusieurs mesures importantes. Les transferts médicaux à l’étranger pour les maladies cardiaques sont suspendus, à l’exception de cas particuliers. Cinquante cliniques privées locales spécialisées ont signé des conventions pour compenser cette mesure. De nouvelles spécialités médicales comme la neurochirurgie sont désormais disponibles localement. Le système prend désormais en charge intégralement 2 050 patients atteints de cancer, y compris les non-assurés. La modernisation des services comprend la mise en place d’un système électronique de cartes de soins accessible dans 13 000 pharmacies et l’extension des conventions aux services de dialyse et de transport médical. Les chiffres clés pour 2024 montrent un budget santé total de 650 milliards DA,
dont 298 milliards DA consacrés aux médicaments et 550 milliards DA aux indemnités (maladie, maternité et accidents). Le système compte 7 500 médicaments locaux remboursables. Les objectifs principaux sont le maintien de la couverture maladie universelle actuelle qui protège 90% de la population, l’optimisation des ressources existantes et la pérennisation du système de protection sociale. Ces mesures visent à rationaliser les coûts tout en améliorant l’efficacité globale du système de santé national algérien.
F.B

