Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Mesaoudène, a annoncé ce mardi le lancement, au cours de cette année, des premières opérations de transplantation cardiaque en Algérie.
Ce projet ambitieux sera mené en coordination avec plusieurs pays disposant d’une expertise reconnue dans le domaine de la greffe d’organes, et en particulier du cœur.
L’annonce a été faite par le secrétaire général du ministère, lors d’une journée parlementaire consacrée à la transplantation d’organes humains, organisée par le Conseil de la Nation à l’initiative de sa Commission de la santé, des affaires sociales et de la solidarité nationale.
Le ministre a souligné que la greffe d’organes constitue un espoir vital pour des milliers de patients inscrits sur une longue liste d’attente, et qu’elle représente une alternative stratégique pour réduire les coûts élevés des traitements à l’étranger.
Il a rappelé que, depuis le lancement des greffes de reins en 1986 à l’hôpital Mustapha-Pacha d’Alger, seules 1 600 opérations ont été réalisées, un chiffre encore très éloigné des besoins réels.
D’autres types de greffes restent également limitées, comme la transplantation de cellules souches,
actuellement pratiquée uniquement au Centre Pierre et Marie-Curie de lutte contre le cancer.
Afin de combler ce retard, un programme national de transplantation, placé sous la supervision de l’Agence nationale de greffe d’organes, a été mis en place.
Ce dispositif vise à développer et à généraliser la pratique des greffes en Algérie, avec comme étape phare le démarrage des transplantations cardiaques dès cette année.
R. N.

