Sahara occidental: Des accusations d’atteintes à la liberté de la presse sont signalées

Les autorités d’occupation marocaines mènent une campagne systématique ciblant les journalistes sahraouis par le biais d’une surveillance étroite et continue, imposant des restrictions à la liberté de circulation et de travail, en plus de la diffamation, de l’incitation à la haine, des menaces directes et des cyberattaques organisées.
Dans ce contexte, la plateforme médiatique et de communication sahraouie «12 octobre» a expliqué dans une publication qu’elle a récemment été la cible d’une campagne systématique qui a atteint un «niveau dangereux», notamment des menaces explicites de liquidation et des propos incendiaires, en plus du lancement d’une cyberattaque continue visant à saper la crédibilité du travail des médias.
Elle considère ces pratiques comme «une escalade dangereuse s’apparentant à du terrorisme numérique organisé» et représentant «une menace directe pour la sécurité des journalistes et des professionnels des médias», notant que le ciblage ne se limitait pas à l’espace numérique, mais s’étendait à la surveillance rapprochée depuis le 20 février.
Elle a ajouté que le fait de cibler les médias indépendants et de tenter de les réduire au silence par l’intimidation numérique et sur le terrain est incompatible avec les obligations internationales relatives à la protection des journalistes et à la garantie d’un environnement de travail sûr, appelant les organisations internationales soucieuses de la liberté de la presse et des droits de l’homme à ouvrir une enquête urgente sur ces violations, à punir les responsables et à assurer la protection nécessaire au travail des médias indépendants.
Pour sa part, le journaliste sahraoui Ahmed Tanji, directeur de l’agence «équipe Média», qui opère dans les territoires sahraouis occupés, a souligné les graves violations dont sont victimes les journalistes dans ces territoires en représailles à leur insistance à dénoncer les crimes de l’occupation marocaine, qui se sont considérablement intensifiés ces derniers temps.
Le porte-parole a confirmé dans des communiqués de presse que les journalistes de l’agence sont soumis à des niveaux croissants de harcèlement et de surveillance, dans une tentative manifeste de limiter son activité médiatique et son influence, d’autant plus qu’elle est devenue – comme il l’a dit – «une référence pour de nombreuses organisations internationales de défense des droits de l’homme». Selon Al-Tanji, les journalistes de l’agence sont confrontés à des restrictions de leur liberté de mouvement et de travail.
M. M.