Face à l’onde de choc provoquée par l’annonce du retrait des Émirats arabes unis de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, l’Algérie a opposé, ce mercredi, une réponse on ne peut plus claire. Le ministère de l’Énergie a réaffirmé avec une «fermeté et détermination» sans faille l’engagement total du pays au sein de l’OPEP et de la Déclaration de coopération (OPEP+).
Au lendemain de la défection du troisième producteur du bloc, qui quitte définitivement le navire le 1er mai, Alger confirme sa place de rempart de la stabilité énergétique mondiale.
Loin de s’effriter, la détermination algérienne se fait le socle d’un ordre pétrolier résilient.
Le communiqué rappelle que l’OPEP a toujours su, depuis sa création, maintenir l’équilibre des marchés et soutenir la croissance économique planétaire. En cette période de turbulences marquée par le départ d’Abou Dhabi et les bouleversements géopolitiques au détroit d’Ormuz, Alger devient le garant incontesté de la discipline collective et de la concertation, valeurs cardinales de l’alliance.
À l’approche du dixième anniversaire de l’Accord historique d’Alger, jalon fondateur de l’OPEP+, l’Algérie rappelle avec force son rôle précurseur. C’est sur son sol qu’a été scellée l’alliance ayant permis, au cours de la dernière décennie, de stabiliser un marché mondial soumis à des pressions inédites. Fidèle à son héritage de nation pionnière, Alger affirme sa conviction que seules la cohésion et la responsabilité des membres historiques garantiront l’équilibre futur de l’offre et de la demande.
Par cette prise de parole officielle, l’Algérie envoie un message clair à la communauté internationale : contrairement à d’autres, elle ne choisit pas la sortie individuelle mais réaffirme son ancrage structurel dans un cadre multilatéral éprouvé. Son secteur pétrolier et gazier, historiquement lié à l’OPEP, continue d’incarner une vision de long terme, tournée vers la souveraineté énergétique et le développement durable. Alger réitère ainsi sa volonté de renforcer son engagement au sein de l’organisation, dans un esprit de dialogue et de responsabilité collective.
Une position d’autant plus louable que la défection émiratie affaiblit l’influence de l’OPEP sur les prix mondiaux et réduit sa part de contrôle à 26%.
Le contraste est saisissant : tandis que certains cèdent aux sirènes de l’intérêt national étriqué, l’Algérie assume pleinement son statut de leader énergétique africain et méditerranéen, bouclier de la stabilité des marchés pour les années à venir.
Razyka T.
Retrait des EAU: Alger réaffirme son leadership au sein de l’OPEP

