Message d’apaisement dans un contexte de tension ou manœuvre malsaine pour gagner du temps ?
L’Assemblée française n’a pas examiné comme prévu la proposition de résolution visant à dénoncer les accords algéro-français du 27 décembre 1968 et du 16 décembre 2013 sur l’immigration.
Portée par le groupe de l’Union des droites pour la République (UDR), conduits par Eric Ciotti, le texte a été retiré à la dernière minute, ouvrant la voie à de nombreuses interrogations.
Ciotti, qui émarge à la droite, qui alimente et se nourrit de la tension avec l’Algérie, à justifié ce retrait en évoquant la coïncidence de son projet avec le verdict attendu le 1er juillet de Boualem Sansal.
« Dans un esprit de responsabilité et en évitant le risque de porter atteinte à cet espoir de libération de BoualemSansal, le groupe UDR a décidé de retirer sa proposition de résolution « , a expliqué le chef de fil du groupe. Visiblement, il ne s’agit nullement d’un message d’apaisement mais d’une manœuvre malsaine pour gagner du temps, puisqu’il a annoncé la reprise de l’initiative le moment opportun, à la session de l’automne. Quelle mouche a donc piqué ce représentant du courant algerophobe pour croire que la justice algérienne prend ses décisions en fonction des actes politiques en France ?
Boualem Sansal, condamné à 5 ans de prison ferme en première instance, a été jugé en appel ce 24 juin. Le procureur général près la cour d’Alger a réclamé une peine de 10 ans de prison ferme à l’encontre de l’écrivain franco-algérien, poursuivi pour des accusations liées à la sécurité nationale. Le verdict sera rendu ce 1er juillet. En tout cas, le retrait du texte de l’ordre du jour de l’Assemblée française a été salué par le ministre délégué chargé du Commerce extérieur et des Français de l’étranger, Laurent Saint-Martin.
Ce dernier a affirmé que ses services diplomatiques travaillent ardemment à ce que la relation franco-algérienne, aujourd’hui évidemment tendue, ne doit pas faire oublirr l’affaire de e Boualem Sansal.
Mais ils ne doivent pas ignorer que la justice algérienne statut sur les affaires qu’elle traite sans influence étrangère .
Fateh H.
Retrait de la résolution de 1968 :Sincérité ou calcul politique ?

