Réseau mobile: Des sanctions à la clé pour les opérateurs défaillants

Le ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid Ali Zerrouki, a donné une instruction ferme aux opérateurs de téléphonie mobile : garantir une couverture effective du réseau cellulaire sur l’ensemble du territoire, en particulier le long des grands axes routiers et dans les zones les plus reculées.
Une exigence qui place désormais la qualité du service au cœur des priorités stratégiques du secteur.
Cette directive a été formulée lors d’une réunion de travail consacrée à l’évaluation de la couverture des principaux axes routiers, à laquelle participaient le président de l’Autorité de régulation de la poste et des communications électroniques ainsi que les représentants des trois opérateurs mobiles.
À cette occasion, le ministre a pris connaissance des rapports détaillés sur l’état de la couverture et de la qualité de service le long de l’autoroute Est-Ouest, à l’issue des délais impartis aux opérateurs pour se conformer aux exigences réglementaires.
L’Autorité de régulation a présenté les résultats précis des tests de terrain réalisés, dressant ainsi un état des lieux sans complaisance. Dans ce cadre, Sid Ali Zerrouki a été intraitable : le respect strict des normes en matière de couverture et de qualité de service n’est pas une option mais une obligation. Il a averti que tout manquement avéré entraînerait l’application immédiate de sanctions réglementaires à l’encontre des opérateurs défaillants.
Une mise en garde claire qui traduit la volonté du gouvernement de ne plus tolérer les zones d’ombre sur le réseau mobile. Par ailleurs, le ministre a fixé des échéances précises et contraignantes pour l’extension et l’amélioration de la couverture le long de l’autoroute Nord-Sud, ainsi que sur les routes nationales numéro 1, 3 et 6, avec une attention particulière portée aux régions sahariennes et aux zones isolées du grand Sud. Ces territoires, longtemps pénalisés par un déficit de connectivité, doivent désormais bénéficier d’un rattrapage accéléré. En conclusion, le ministre a souligné avec force que l’amélioration de la qualité des services de télécommunications dépasse le simple cadre technique.
Il s’agit d’un enjeu économique, social et sécuritaire majeur, directement lié à la sécurité des citoyens, à la fluidité du transport routier, au soutien de l’activité économique et au renforcement de l’équité numérique entre les différentes régions du pays. Un message fort qui place la connectivité mobile au rang des priorités nationales pour les années à venir.
Farid B.