Alors que le report de l’ouverture de la session parlementaire ordinaire 2025-2026, n’a trouvé aucune objection au sein des bureaux de l’Assemblée populaire nationale (APN) et du Conseil de la nation, voilà que le MSP tente vainement de créer la polémique. Après sa réaction suite à la levée par l’Algérie d’une réserve dans la convention de 1979 sur l’élimination de toutes formes de discrimination à l’égard des femmes, le revoilà essayer de déclencher une tempête dans un verre.
Pour le parti islamiste, le report de la session parlementaire au-delà du 10 septembre «est inédit». Exprimant son «intention de saisir la Cour constitutionnelle» concernant «la constitutionnalité de cette décision», le groupe parlementaire du MSP justifie sa protestation par le fait que la date d’ouverture de session «n’est pas une question procédurale, administrative susceptible d’être modifiée». La formation islamiste, a appelé dans un communiqué «au respect des droits de l’opposition parlementaire», comme si décaler l’ouverture de la session empiétait sur son travail.
Aucun des partis politiques et des groupes d’indépendants siégeant au sein du Parlement avec ses deux chambres, dont El Binaa, El Moustakbal, n’a exprimé ne serait-ce qu’un mécontentement. Même le groupe parlementaire du Front des forces socialistes (FFS), qui dispose de 4 sénateurs au sein du Sénat, n’a pas trouvé matière à polémiquer.
Et pour cause, le report de cette session de quelques jours (au-delà du 10 au lieu du 2 septembre), est dicté par le souci de réussir un événement majeur et continental que l’Algérie abrite, à savoir la Foire commerciale intra-africaine (IATF), prévue à Alger du 4 au 10 du mois en cours. «Vu la coïncidence de l’ouverture de la session parlementaire, avec l’organisation par l’Algérie de l’IATF, par souci de contribuer à garantir les meilleures conditions et bons préparatifs pour la réussite de cet événement, et en coordination avec l’APN, il a été décidé du report de la cérémonie d’ouverture au-delà de cet événement», avait, pour rappel, indiqué le bureau du Sénat, réuni dimanche dernier sous la présidence de Azouz Nasri. Bizarrement, la réaction du MSP est venue 48 heures après ! D’où l’interrogation sur les tenants et aboutissant de cette nouvelle manœuvre du parti islamiste qui n’a de feuille de route que la critique sans fondements.
Si les députés du MSP tiennent à ce point à leur travail parlementaire, ils ont 10 longs mois pour le faire. Et ce n’est sûrement pas une semaine de moins qui les priveraient. Ils devraient surtout commencer par faire preuve de discipline et éviter l’absentéisme. Le respect du travail législatif commence par la participation à tous les travaux sans exception et par éviter de déserter l’hémicycle durant les séances plénières où parfois, seuls quelques députés de la majorité parlementaire sont présents .
Farid B.
Report de la session parlementaire au-delà du 10 septembre:MSP, ou la tempête dans un verre… vide !

