Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a affirmé que les réformes des services universitaires, ordonnées par le président de la République, font l’objet d’un travail conjoint avec le ministère de la Jeunesse. Des commissions et des ateliers ont été mis en place pour suivre les besoins des étudiants et aboutir à des résultats qui seront soumis ultérieurement au gouvernement.
Il a souligné que l’amélioration des services universitaires nécessite une mise à jour continue, en parallèle avec les préparatifs pour la prochaine rentrée universitaire, qui mettra l’accent sur l’introduction de nouvelles matières essentielles imposées par l’évolution scientifique, notamment l’informatique, l’intelligence artificielle, l’anglais et les mathématiques. Ces disciplines seront intégrées dans dix spécialités relevant des sciences humaines.Dans ses déclarations à la radio nationale, le ministre a insisté sur le caractère multidimensionnel de la réforme des services universitaires. Les commissions mises en place ont pour mission d’écouter les préoccupations des étudiants à tous les niveaux, tandis que les ateliers de réflexion, initiés dans le cadre d’un comité ministériel mixte entre l’Enseignement supérieur et la Jeunesse, visent à garantir des prestations de qualité. Il a rappelé que l’État consacre un budget conséquent aux services universitaires et que ces moyens doivent se traduire sur le terrain par un niveau de satisfaction élevé parmi les étudiants. Cette réforme inclut également les aspects pédagogiques et formatifs, avec pour objectif final de préparer des diplômés dotés des compétences nécessaires pour assumer leurs futures responsabilités.
Parmi les mesures phares figure l’augmentation de la bourse universitaire, décidée par le président de la République.Concernant la rentrée universitaire 2025/2026, le ministre a annoncé la poursuite de l’élargissement de l’usage de l’anglais, qui est déjà utilisé dans 80 % des spécialités, notamment les sciences et technologies. Il a souligné que les enseignants maîtrisent désormais cette langue, ce qui encourage son renforcement dans l’enseignement supérieur. Par ailleurs, les matières essentielles comme les mathématiques, l’informatique, l’intelligence artificielle et la programmation continueront d’être renforcées. Pour la première fois, elles seront intégrées aux formations en sciences humaines, afin d’harmoniser le niveau des étudiants et de permettre à ces disciplines de contribuer au développement économique national. Évoquant le rôle de l’enseignement supérieur dans la relance économique, Kamel Baddari a mis en avant les 21 centres de recherche existants, chacun étant rattaché à une entreprise économique, afin de favoriser la transformation des idées en produits commercialisables. Il a souligné que la recherche scientifique et l’innovation sont désormais au cœur de la stratégie nationale visant à bâtir une économie solide et diversifiée. La recherche joue un rôle clé dans la résolution de défis stratégiques liés à la sécurité de l’eau, de l’énergie et de la santé. Le passage à la recherche scientifique de quatrième génération s’inscrit dans la dynamique des universités de nouvelle génération, avec pour objectif d’affirmer le statut de l’Algérie en tant que nation émergente à l’horizon 2027.
Farid B.
Réformes universitaires en Algérie :Vers un enseignement renforcé et une recherche innovante

