Reconnaissance du Somaliland par l’entité sioniste: Rejet catégorique de la Somalie

Le président de la République fédérale de Somalie, Hassan Sheikh Mohamoud, a condamné ce dimanche avec la plus grande vigueur l’annonce, par les autorités d’occupation israéliennes, d’une reconnaissance de la région du Somaliland en tant qu’État indépendant. Le chef de l’État somalien a qualifié cette initiative d’acte d’agression manifeste contre la souveraineté et l’unité de la Somalie.
Devant les deux chambres du Parlement fédéral réunies en séance extraordinaire ce dimanche, le président a déclaré cette démarche totalement inacceptable, la qualifiant de violation flagrante du droit international. Il a estimé qu’une telle action de «l’entité sioniste» représentait une menace pour la sécurité régionale et internationale, tout en favorisant l’extrémisme.
«La question des régions du Nord est une affaire strictement intérieure. Aucune ingérence extérieure visant à diviser notre nation ne sera tolérée», a-t-il martelé, appelant le peuple somalien à l’unité et à la solidarité pour défendre l’indépendance nationale et envoyer un message sans équivoque à toute puissance nourrissant des ambitions malveillantes.
Le président a également fermement exclu toute possibilité de voir des Palestiniens contraints de quitter leur terre pour être transférés vers la Somalie ou tout autre pays, réaffirmant ainsi son soutien à la cause palestinienne.

Une résolution parlementaire unanime et ferme
En écho à la déclaration présidentielle, le Parlement fédéral a adopté à l’unanimité une résolution officielle rejetant et condamnant avec la plus grande fermeté toute forme de reconnaissance émanant d’Israël portant atteinte à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Somalie.
Le texte de la résolution stipule qu’une telle reconnaissance constitue une violation explicite de la Charte des Nations Unies, des principes fondateurs de l’Union africaine, ainsi que des chartes de la Ligue des États arabes et de l’Organisation de la coopération islamique. Le Parlement a affirmé qu’elle était «nulle et non avenue», dépourvue de tout effet juridique ou légitimité sur la scène internationale.
Les parlementaires ont enjoint le gouvernement fédéral à notifier sans délai cette position à toutes les instances internationales et régionales concernées, notamment l’ONU, l’Union africaine, la Ligue arabe, l’OCI, l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) et la Communauté d’Afrique de l’Est. Enfin, la résolution met en garde toute personne ou entité, nationale ou internationale, qui contreviendrait à cette décision, en précisant qu’elle s’exposerait à des poursuites judiciaires en vertu du droit pénal somalien et des lois internationales applicables, réaffirmant le droit inaliénable du peuple somalien à préserver son unité et sa souveraineté.
Malik M.