Le groupe « A3+ » au Conseil de sécurité des Nations Unies, composé de l’Algérie, de la Somalie, de la Sierra Leone et du Guyana, a émis un avertissement solennel.
Il a déclaré que la reconnaissance par Israël de l’entité séparatiste du « Somaliland » ne constitue pas seulement un précédent grave, mais qu’elle menace également la paix et la sécurité régionales et internationales. Le groupe a en conséquence appelé Israël à revenir sur cette décision.
S’exprimant au nom du groupe, le représentant permanent de la Somalie auprès de l’ONU, Aboukar Taher Osman, a réitéré une condamnation ferme. Il a qualifié cet acte de « gifle terrible » infligée à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Somalie, affirmant que le « Somaliland » en est une partie intégrante.
Sur le plan du droit international, Taher Osman a estimé que cette reconnaissance constitue une violation directe de la Charte des Nations Unies, des principes fondamentaux de l’Union africaine et du pilier central du droit international que sont la souveraineté des États et leur intégrité territoriale.
Le groupe A3+ a en outre averti que cet acte agressif vise à encourager la fragmentation du territoire somalien.
Cette dynamique, selon lui, pourrait déstabiliser l’ensemble de la région stratégique de la Corne de l’Afrique et de la mer Rouge. Face à cette situation, le groupe a souligné la nécessité impérative d’un rejet et d’une condamnation fermes de cet acte.
Il a lancé un appel pressant à tous les membres du Conseil de sécurité pour qu’ils adoptent une position unanime contre ce geste et a renouvelé sa demande à Israël d’annuler sa reconnaissance.
En conclusion, le représentant somalien a exhorté l’ensemble des États membres du Conseil à faire preuve d’unité pour contrer cette mesure illégale, qu’il présente comme une menace pour les fondements mêmes du système juridique international.
Malik.M.
Reconnaissance du Somaliland par l’Entité sioniste: Le groupe A3+ dénonce un précédent dangereux

