Reconnaissance de l’État de Palestine :L’Australie franchit le pas, la Nouvelle-Zélande en réflexion

L’Australie a annoncé officiellement sa reconnaissance de l’État de Palestine, marquant un tournant diplomatique majeur dans le contexte du conflit israélo-palestinien. Lors d’une conférence de presse tenue au Parlement à Canberra, le Premier ministre Anthony Albanese, accompagné de la ministre des Affaires étrangères Penny Wong, a déclaré que son gouvernement reconnaît le droit du peuple palestinien à disposer de son propre État. Cette décision, approuvée par le cabinet lundi matin, sera formalisée lors de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre. Anthony Albanese a souligné que « la solution à deux États représente le meilleur espoir de l’humanité pour briser le cycle de violence au Moyen-Orient et mettre fin au conflit, aux souffrances et à la famine à Gaza ». Il a également précisé que cette reconnaissance s’inscrit dans un effort mondial coordonné visant à relancer le processus de paix.De son côté, la Nouvelle-Zélande pourrait suivre le même chemin.
Le ministre des Affaires étrangères Winston Peters a annoncé que le gouvernement se prononcera en septembre sur la reconnaissance officielle d’un État palestinien. « La Nouvelle-Zélande a clairement indiqué depuis un certain temps que notre reconnaissance d’un État palestinien est une question de ‘quand’, et non de ‘si’ », a-t-il affirmé dans un communiqué. La position officielle de Wellington sera présentée lors de la Semaine des dirigeants des Nations Unies à New York fin septembre. Le ministre néo-zélandais a également souligné la nécessité d’évaluer si les conditions sécuritaires, politiques, diplomatiques et économiques sont réunies pour garantir la viabilité et la légitimité d’un État palestinien.Ces annonces successives de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande renforcent la dynamique internationale en faveur d’une reconnaissance politique du peuple palestinien, dans un contexte marqué par une crise humanitaire aiguë à Gaza et une impasse diplomatique prolongée .

Malik.M.