L’Agence européenne de l’environnement (AEE) a tiré la sonnette d’alarme lundi 29 septembre dans son rapport 2025, révélant que l’Europe se réchauffe à un rythme deux fois supérieur à la moyenne mondiale.
Chaque année, de nouveaux records de chaleur viennent confirmer cette tendance, malgré des avancées notables dans la réduction de la pollution de l’air et des émissions de gaz à effet de serre. Le constat le plus préoccupant concerne la biodiversité : la nature régresse sur tous les fronts, terres, mers et cours d’eau – sous l’effet de la surexploitation agricole et industrielle, mais aussi de la pollution. Les ressources en eau sont particulièrement fragilisées, un tiers du continent et de sa population souffrant déjà de pénurie. Cette situation accroît la vulnérabilité des populations aux vagues de chaleur et aux sécheresses prolongées, avec des impacts majeurs sur l’agriculture, la santé publique et l’approvisionnement énergétique. Si l’AEE encourage la poursuite des efforts en matière d’énergies renouvelables et de réduction des émissions, elle exprime des réserves sur le nucléaire, en raison de ses impacts sur le réchauffement des cours d’eau. Elle insiste également sur la nécessité de renforcer les politiques de protection des sols, des forêts et des écosystèmes marins, indispensables pour absorber le carbone et atténuer les effets du dérèglement climatique. Au-delà de l’environnement, l’agence avertit que la destruction des écosystèmes et l’accélération du changement climatique représentent une menace
directe pour la compétitivité, la sécurité et la qualité de vie en Europe. Elle appelle les États membres à appliquer sans délai les engagements du Pacte vert européen afin de bâtir une économie durable et
résiliente .
N. C.
Rapport 2025 de l’AEE : l’Europe se réchauffe deux fois plus vite que le reste du monde

