Le président américain Donald Trump a annoncé, ce lundi, le déclenchement d’une nouvelle opération dans le détroit d’Ormuz, baptisée «Projet Liberté», destinée à venir en aide aux navires de pays dits «neutres» bloqués dans cette zone stratégique.
Dans un message publié sur sa plateforme «Truth Social», le locataire de la Maison-Blanche a expliqué que plusieurs nations, non directement impliquées dans l’escalade entre Washington et Téhéran, avaient sollicité l’intervention américaine pour évacuer leurs bâtiments commerciaux pris au piège.
Selon lui, cette opération répond avant tout à un impératif humanitaire, alors que les réserves de nourriture à bord de ces navires commencent sérieusement à s’épuiser, menaçant directement la santé des équipages.
«Nous allons sortir leurs navires en toute sécurité de ce détroit devenu interdit, afin qu’ils puissent poursuivre leurs activités librement et sans difficultés», a-t-il martelé, tout en prévenant Téhéran : toute tentative iranienne d’entraver ce passage se heurtera à une riposte «ferme» des États-Unis.
Trump a également indiqué que ses représentants mènent «des discussions très positives» avec l’Iran, laissant entrevoir d’éventuelles avancées diplomatiques.
Dans la foulée de cette annonce présidentielle, le commandement central américain (Centcom) a dévoilé, dès le petit matin, l’imposant dispositif militaire déployé pour soutenir le «Projet Liberté».
Pas moins de 15 000 soldats, 100 avions de combat et plusieurs destroyers ont été mobilisés pour sécuriser le passage des navires marchands et restaurer la liberté de navigation dans ce goulet stratégique par où transite une part essentielle du pétrol mondial.
Ces développements spectaculaires interviennent dans un contexte régional déjà explosif : depuis le 28 février, les États-Unis et leur allié israélien mènent une guerre ouverte contre l’Iran, laquelle a riposté par des frappes ciblant le territoire israélien ainsi que des intérêts américains dans plusieurs pays de la région.
Une trêve temporaire, négociée sous médiation pakistanaise, avait pourtant été scellée le 8 avril dernier, mais les tensions n’ont jamais véritablement cessé.
Avec ce «Projet Liberté», Donald Trump semble vouloir à la fois affirmer la puissance américaine, répondre à des appels à l’aide internationaux et maintenir la pression sur la République islamique, tout en laissant une porte ouverte au dialogue.
Malik M.
«Projet Liberté»: Trump lance une opération militaire dans le détroit d’Ormuz

