Prisonniers sahraouis: La LPPS alerte sur une répression accrue

La Ligue pour la protection des prisonniers sahraouis (LPPS) a dénoncé une campagne de représailles menée par les autorités marocaines contre plusieurs prisonniers civils sahraouis ayant entamé des grèves de la faim en soutien à Naama Asfari.
Selon la Ligue, l’administration de la prison de Kénitra a suspendu tout contact entre Naama Asfari et sa famille, alors que son état de santé se serait fortement détérioré après plusieurs semaines de grève de la faim. Des organisations de défense des droits humains font état d’une perte de poids importante, d’une baisse préoccupante de son taux de glycémie et de risques pesant sur ses organes vitaux.
En réaction aux mesures prises à son encontre, le détenu aurait également refusé tout examen médical au sein de l’établissement pénitentiaire.
La LPPS affirme également que deux autres prisonniers sahraouis, Ahmed Sbaï et Hassan Dah, membres du groupe de Gdeim Izik, font l’objet de poursuites disciplinaires après avoir contesté des fouilles qu’ils jugent humiliantes et dénoncé leurs conditions de détention. Pour protester contre ces sanctions, les deux détenus ont entamé une grève de la faim de 72 heures. À la prison de Tiflet 2, Mohamed Lamine Haddi poursuit lui aussi une grève de la faim dans des conditions qualifiées de particulièrement difficiles, après son placement dans une cellule disciplinaire. Estimant que ces mesures traduisent une nouvelle escalade de la répression visant les prisonniers sahraouis, la LPPS appelle les organisations internationales de défense des droits humains, le Comité international de la Croix-Rouge ainsi que les médias à intervenir afin de vérifier leurs conditions de détention.
La Ligue demande enfin la libération immédiate et inconditionnelle de l’ensemble des prisonniers sahraouis, qu’elle considère comme des prisonniers d’opinion et de conscience.
M. M