L’assemblée générale des Nations unies tiendra, le 10 novembre 2026, une réunion consacrée à l’examen du recours au droit de veto contre deux projets de résolution portant sur le Sahara occidental. Cette initiative intervient dans un contexte de tensions diplomatiques et de blocage au sein du Conseil de sécurité concernant l’avenir du processus politique dans le territoire. La réunion s’inscrit dans le cadre du point 62 de l’ordre du jour de l’Assemblée générale, intitulé «Recours au droit de veto», conformément à la résolution 76/262. Celle-ci prévoit la tenue d’un débat dans les dix jours ouvrables suivant l’utilisation du veto par un membre permanent du Conseil de sécurité, afin de permettre aux États membres d’examiner les conséquences de cette décision.
Cette démarche fait suite à la séance du Conseil de sécurité du 30 octobre 2026, consacrée à la question du Sahara occidental, au cours de laquelle les États-Unis et la Russie ont opposé leur veto à deux projets de résolution concurrents. Ce désaccord diplomatique a empêché le renouvellement du mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), entraînant son expiration et soulevant des interrogations sur l’avenir du processus de règlement.
La réunion prévue à New York constituera ainsi une occasion pour les États membres d’exprimer leurs positions sur cette évolution et d’évaluer ses répercussions politiques et diplomatiques sur la région.
Au-delà de son caractère procédural, cette initiative représente une nouvelle occasion de relancer le débat international sur la question sahraouie.
L’enjeu est notamment d’éviter que les divergences entre les grandes puissances ne compromettent davantage les perspectives de règlement. L’objectif demeure de préserver le cadre juridique onusien et de favoriser la reprise d’un processus de négociation susceptible d’aboutir à une solution politique durable, conformément aux références des nations unies.
M. M.
Sahara occidental : l’ONU ouvre un nouveau débat après les vetos au conseil de sécurité
