Les travaux du colloque international intitulé « Les crimes coloniaux dans l’histoire de l’humanité… des blessures de la mémoire collective à la réalisation de la justice historique » ont débuté mardi à Alger, à l’initiative du ministère des Moudjahidine et des Ayants droit.La cérémonie d’ouverture s’est tenue en présence de nombreuses personnalités nationales et étrangères : responsables politiques, parlementaires, moudjahidine, membres du corps diplomatique accrédité en Algérie, ainsi que des experts en droit international, en histoire et en sciences politiques, venus de plusieurs pays. Étaient également présents des enseignants et des étudiants universitaires, témoignant de la portée académique et citoyenne de cet événement. Ce colloque se veut un espace de réflexion transdisciplinaire et international pour interroger les mécanismes de reconnaissance et de réparation des crimes coloniaux. Les organisateurs ont présenté cette rencontre comme une « invitation ouverte à tous les penseurs, historiens et experts du monde entier, pour accompagner une dynamique en faveur d’une justice historique qui honore la mémoire collective et jette les fondements d’un avenir mondial plus éclairé et plus humain ».Au cœur des échanges : comment faire de la mémoire blessée des peuples colonisés un levier de lutte légitime, un outil de droit reconnu sur la scène internationale. Les discussions s’articulent autour de la nécessité de bâtir un plaidoyer cohérent et équitable contre les crimes coloniaux, sur la base d’une vision juridique et éthique consacrant la responsabilité internationale, la reconnaissance des victimes et la mise en place de mécanismes de réparation historique.Les participants aborderont une série de thématiques essentielles telles que : les formes multiples de la mémoire coloniale, les crimes contre l’humanité
dans une perspective historique, le rôle des acteurs non-étatiques dans la transmission de la mémoire, ainsi que la contribution de l’Algérie en tant qu’acteur engagé dans la défense des causes justes à l’échelle régionale et internationale.Ce colloque s’inscrit dans la volonté algérienne de replacer la mémoire historique au centre des relations internationales et de faire avancer la reconnaissance universelle des souffrances infligées par le système colonial.
Fateh H.
Pour une justice historique :L’Algérie ouvre le débat international sur les crimes coloniaux

