Un vent de réforme souffle sur les routes algériennes. Avec la publication du décret exécutif n°25-169 au Journal officiel n°43, signé par le Premier ministre Nadir Larbaoui, l’Algérie opère une mise à jour stratégique de son Code de la route, modifiant le décret initial de 2004. L’objectif ? Adapter les règles de circulation aux enjeux contemporains, sécuriser davantage le trafic et simplifier les démarches administratives liées aux véhicules.Parmi les mesures phares, les motocycles et cyclomoteurs sont désormais soumis à un contrôle technique effectué par l’administration des mines, avec obligation d’immatriculation selon les mêmes critères que les véhicules automobiles. Les engins de plus de 73,6 kW devront en outre être équipés d’un système de freinage antiblocage (ABS), renforçant ainsi les exigences en matière de sécurité.
Côté immatriculation, une refonte des procédures est annoncée. Toute mise en circulation d’un véhicule ou d’une remorque de plus de 500 kg exige désormais une demande formelle auprès du wali de résidence, accompagnée de pièces justificatives. Pour les véhicules neufs issus d’un constructeur agréé, un récépissé de déclaration provisoire sera requis. En cas de revente ou de changement de données techniques, le propriétaire devra solliciter une nouvelle carte d’immatriculation — désormais appelée ainsi, en remplacement de l’ancienne terminologie « carte grise ». La revente de véhicules fait également l’objet d’un encadrement plus rigoureux. L’ancien propriétaire est tenu de déclarer la transaction auprès du wali, précisant les informations du nouvel acquéreur.Autre nouveauté : une nouvelle classification des permis de conduire. Les catégories A1, A, B, B(E) sont redéfinies, notamment pour les motocyclettes selon leur cylindrée ou les véhicules adaptés aux personnes en situation d’infirmité. Les conducteurs de véhicules transportant des marchandises ou des matières dangereuses devront désormais être titulaires d’un brevet professionnel spécifique, incluant les catégories C1, C1(E), C, C(E), D et D(E).Ce décret marque un tournant vers une gouvernance routière plus exigeante, une modernisation administrative et une meilleure sécurisation du réseau national. Une réforme saluée comme une avancée vers une circulation plus fluide, professionnelle et adaptée aux réalités d’aujourd’hui .
Malik.M.

