Pour les Palestiniens, la dignité, la justice et la fin de l’occupation !: L’ONU lance un cri de colère

Dans une déclaration d’une fermeté rare, le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a profité de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien pour lancer un appel brûlant. Il a réaffirmé avec force les droits inaliénables de ce peuple : le droit à la dignité, à la justice et à l’autodétermination.
Le message central est sans équivoque : «L’occupation illégale des territoires palestiniens doit prendre fin.» Ce plaidoyer intervient dans un contexte de crise humanitaire et de traumatismes profonds. Guterres souligne que cette commémoration coïncide avec la fin de «deux années de souffrances terribles» à Ghaza. Il évoque un «léger espoir» porté par un cessez-le-feu tant attendu, mais une espérance voilée par un deuil immense : des dizaines de milliers de morts, parmi lesquels près d’un tiers étaient
des enfants.
Le tableau qu’il dresse est apocalyptique : une société ravagée par la faim, les maladies et les traumatismes psychologiques, sur fond de destruction massive ayant anéanti maisons, écoles et hôpitaux. Loin de se limiter à Ghaza, le rapport accablant s’étend à la Cisjordanie occupée, où sévissent des «injustices persistantes» : opérations militaires, violence des colons, expansion des colonies, démolitions et expulsions.
Le communiqué de l’ONU frappe aussi par ses révélations chiffrées et glaçantes. Il dénonce le meurtre de centaines de travailleurs humanitaires, pour la plupart des employés palestiniens de l’ONU, constituant le bilan le plus lourd de l’histoire de l’Organisation.
Un autre chiffre marque les esprits : un «nombre sans précédent» de journalistes tués depuis la Seconde Guerre mondiale. Face à ce désastre, le chef de l’ONU exige des actions concrètes. Il appelle au respect du cessez-le-feu et à la bonne foi de toutes les parties. Ses priorités sont claires : accélérer la restitution des dépouilles des otages et, surtout, permettre l’acheminement sans entrave d’une aide humanitaire suffisante vers une bande de Ghaza exsangue.
Dans ce sombre tableau, une lueur d’espoir : l’UNRWA. Antonio Guterres en appelle à la communauté internationale pour un soutien indéfectible à cette agence, qu’il décrit comme la «bouée de sauvetage indispensable pour des millions de Palestiniens».
En conclusion, le Secrétaire général revient à l’impératif politique fondamental. S’appuyant sur l’autorité de la Cour internationale de Justice et de l’Assemblée générale de l’ONU, il réitère son appel à «mettre fin à l’occupation illégale».
Son ultime exigence est un engagement ferme et irréversible vers la solution à deux États, dans le respect du droit international, des résolutions de l’ONU et sur la base des frontières de 1967. Un appel qui résonne comme une dernière chance pour la paix et la dignité.
Malik M.