PLF 2026:Un budget 2026 sans hausse fiscale, salué par les députés

Lors d’une séance plénière tenue hier lundi à l’Assemblée populaire nationale (APN), présidée par Ibrahim Fakhour, vice-président de l’institution, les députés ont exprimé leur satisfaction quant aux grandes orientations du Projet de Loi de Finances 2026, présenté la veille par le ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, en présence de plusieurs membres du gouvernement.
Le texte a été salué pour ses mesures d’appui à l’investissement, son engagement à préserver le caractère social de l’État, et son refus d’introduire de nouvelles hausses fiscales, dans un contexte marqué par la volonté de relancer l’économie sans alourdir la charge sur les citoyens.
Le député Rabah Daimellah (Mouvement El-Bina) a mis en avant les dispositions relatives à la protection du pouvoir d’achat et à la stimulation de l’investissement, tout en appelant à renforcer le rôle des petites entreprises et des start-up dans la dynamique nationale.
Mehdi Kouira (RND) a souligné l’importance de l’absence d’augmentation fiscale, qu’il considère comme un signal fort de l’État en faveur de l’investissement productif, notamment dans les secteurs de l’agriculture, de l’industrie manufacturière et des énergies renouvelables. Mokhtar Bousbia (indépendant)
a salué les améliorations macroéconomiques contenues dans le PLF, telles que la croissance du PIB, la baisse de l’inflation et la stabilité du pouvoir d’achat, tout en appelant au développement des infrastructures routières dans les wilayas du Sud pour accompagner l’essor économique.
Zouahra Kamel (FLN) a insisté sur la levée du gel des projets publics vitaux, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé et des transports, saluant l’augmentation de l’allocation chômage et proposant d’étendre l’âge d’éligibilité à cinquante ans.
Farida Ghamra (MSP) a applaudi les hausses salariales, l’importation d’autobus et le développement de la finance islamique, tout en dénonçant la bureaucratie persistante qui freine les projets de développement.
Ali Mouilhi (FJD) a appelé à la révision des critères d’accès au logement public locatif, notamment dans les wilayas frontalières de l’Est, et à la levée du gel des projets essentiels.
Fateh Brikat (Front El Moustakbal) a salué l’équilibre entre ambition et faisabilité du PLF 2026, estimant qu’il prolonge les réformes économiques et sociales engagées par l’État. Les députés ont également formulé plusieurs propositions concrètes, telles que la facilita tion de l’exportation des excédents agricoles, l’encouragement des industries de transformation, et la réalisation d’infrastructures publiques dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’hydraulique, de la culture et du sport, afin de traduire les orientations du PLF en un développement global, inclusif et équilibré.
Ce débat parlementaire met en lumière une volonté partagée : faire du budget 2026 un levier de croissance durable, de justice sociale et de souveraineté économique, dans une conjoncture nationale et internationale exigeante .
Farid B.