Pilier de la diplomatie algérienne: Amar Bendjama élu «Diplomate de l’année 2025»

Le paysage diplomatique international a mis en lumière une figure majeure de la scène onusienne en ce début d’année 2025. Amar Bendjama, Représentant Permanent de l’Algérie auprès des Nations Unies à New York, s’est vu décerner le prestigieux titre de « Diplomate de l’année » par l’institution médiatique indépendante et réputée PassBlue.
Cette distinction, qu’il partage ex æquo avec Philippe Lazzarini, Commissaire Général de l’UNRWA, couronne de manière éclatante le mandat remarquable de l’Algérie en tant que membre non permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies, qui s’achève, et salue l’action personnelle, tenace et éloquente de son ambassadeur.
Ce prix ne récompense pas un simple exercice de fonction, mais l’incarnation d’une diplomatie de principe, fondée sur une adhésion inébranlable au droit international et à la Charte des Nations Unies. Tout au long de son mandat au sein de l’organe exécutif le plus puissant de l’ONU, Amar Bendjama a été la voix d’une Algérie profondément engagée, portant avec une conviction et une cohérence rares les causes qu’elle défend.
Le cœur de cet engagement s’est manifesté avec une force particulière dans la défense intransigeante de la cause palestinienne, devenant l’un de ses plus ardents avocats sur la scène internationale.
Dans la tourmente du conflit à Gaza, face à une guerre dévastatrice et à une crise humanitaire sans précédent, l’Algérie, sous la houlette de son représentant, n’a eu de cesse d’appeler à un cessez-le-feu immédiat et durable.
Elle a travaillé sans relâche, forgeant des coalitions, négociant des textes et portant la voix des sans-voix. Malgré les obstacles récurrents, notamment l’usage répété du droit de veto par certaines puissances, Bendjama et sa délégation n’ont jamais dévié de leur cap.
Leur ténacité a été mise au service d’un objectif supérieur : amener le Conseil de Sécurité à assumer pleinement sa responsabilité première, le maintien de la paix et de la sécurité internationales, en protégeant le peuple palestinien et en garantissant son droit inaliénable à un État indépendant et souverain. Cette action ne s’est pas limitée à de grands discours. Elle s’est concrétisée par une capacité à bâtir des consensus. En tant que porte-parole des groupes africain et arabe au Conseil, l’Algérie a su rassembler un soutien large et transrégional autour de ses initiatives clés. Les projets de résolution qu’elle a portés, qu’il s’agisse d’exiger un arrêt des hostilités, de faciliter l’acheminement vital de l’aide humanitaire ou de défendre le rôle indispensable de l’UNRWA contre les tentatives de l’entraver, ont reflété une diplomatie à la fois ferme sur les principes et pragmatique dans la recherche de solutions.
Amar Bendjama a également démontré une compétence et un engagement étendus à d’autres dossiers brûlants de l’agenda international.
Ses interventions éclairées ont porté sur les crises complexes en Libye, au Soudan, au Soudan du Sud, en République Démocratique du Congo et en République Centrafricaine, toujours avec le souci de promouvoir des solutions politiques inclusives et le respect de la souveraineté des États.
Parallèlement, il est resté un défenseur constant du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, inscrivant cette question dans le cadre plus large du respect des frontières héritées de la colonisation et de la légalité internationale.
Cet engagement multidimensionnel a forgé sa stature de diplomate complet et respecté.
Lors d’une récente séance du Conseil de Sécurité, le diplomate algérien a une nouvelle fois illustré cette posture en abordant avec clarté des sujets aussi sensibles que la situation en Palestine et la question du « Somaliland », réaffirmant avec force le soutien de l’Algérie à l’intégrité territoriale de la Somalie. Profitant de cette tribune, il a tenu à rendre un hommage appuyé à ses collègues, notamment ceux du groupe A3 (Afrique), ainsi qu’à la Guyana, saluant leur « engagement fort en faveur des causes de l’Afrique ».
En recevant cette distinction de PassBlue, Amar Bendjama ne fait pas que personnifier le succès d’un mandat algérien ; il incarne une certaine idée de la diplomatie multilatérale, fondée sur le courage des convictions, le respect du droit et la solidarité avec les peuples en lutte. Comme il l’a lui-même déclaré avec une légitime fierté, c’est avec la conviction d’avoir « pleinement assumé ses responsabilités et accompli son devoir » que l’Algérie quittera le Conseil de Sécurité. Ce titre de « Diplomate de l’année
2025 » vient confirmer que ce devoir a été accompli avec une maestria et un impact qui ont marqué les esprits et honoré son pays bien au-delà des cercles diplomatiques.
Malik.M.