Palestine occupée: Les oliviers brûlent, la terre résiste

Alors que les regards du monde sont tournés vers Ghaza, martyrisée sous les bombes, la Cisjordanie continue elle aussi de subir une violence coloniale systématique. Dimanche dernier, dans le village de Majdal Bani Fadil, au sud de Naplouse, des colons israéliens ont incendié des dizaines d’oliviers, symbole ancestral de l’enracinement palestinien. L’information a été rapportée par l’agence de presse Wafa, citant Rami Nassar, président du conseil du village.
Ces actes de vandalisme ont été perpétrés depuis un avant-poste colonial récemment installé sur les terres du village, il y a à peine cinq mois.
Protégés par l’armée d’occupation, les colons ont empêché les habitants d’intervenir pour éteindre les flammes, aggravant les pertes agricoles et écologiques. Les terres incendiées s’étendent sur de vastes zones, autrefois cultivées, aujourd’hui ravagées.
Ce n’est pas un cas isolé. Selon la Commission de résistance au mur et aux colonies, 2 350 attaques ont été recensées en octobre 2025 en Cisjordanie occupée, dont 1 584 menées par l’armée israélienne et 766 par les colons. Les gouvernorats les plus touchés sont ceux de Ramallah et Al-Bireh, Naplouse et El-Khalil. Ces agressions prennent des formes multiples : incendies de champs, arrachage d’arbres, interdiction d’accès aux oliveraies, destructions d’habitations, saisies de biens, et violences physiques directes.
Ces attaques, qui se multiplient dans l’ombre du drame de Ghaza, participent d’une même
logique : celle de l’effacement progressif de la présence palestinienne sur sa propre terre. Mais face à la dépossession, les oliviers brûlés deviennent des témoins de la résistance.
Car en Palestine, chaque arbre arraché, chaque champ incendié, chaque maison détruite, renforce la mémoire et la détermination d’un peuple à ne pas disparaître .
Malik M.