Palestine: L’UNICEF alerte sur l’horreur silencieuse du meurtre quotidien d’enfants

Depuis le prétendu cessez-le-feu du 10 octobre, imposé par Washington sur des bases floues et incertaines, la tragédie palestinienne se poursuit. Chaque jour, deux enfants sont tués par les frappes israéliennes. En un mois, 67 vies d’enfants ont été anéanties, souligne un rapport alarmant de l’UNICEF. Ces chiffres ne sont pas de simples statistiques : ce sont des destins brisés, des existences stoppées net sous les bombes, alors que l’entité coloniale continue de se draper dans le vocabulaire de la «sécurité» pour justifier l’injustifiable. À Khan Younès, une petite fille a été tuée jeudi dernier. La veille, sept enfants ont péri. Et la machine coloniale poursuit son œuvre de mort, imperturbable, comme si la vie palestinienne n’avait aucune valeur. Par prudence diplomatique, l’UNICEF ne nomme pas directement l’auteur de ces frappes. Mais son porte-parole, Ricardo Pires, rappelle qu’une seule partie dans ce conflit possède la capacité de frapper du ciel : Israël. Dirigé par Benyamin Netanyahou, qualifié de criminel de guerre, ce régime s’accroche à une idéologie coloniale qui ne survit qu’en réduisant Ghaza à des ruines. «Il n’y a aucun refuge, aucun lieu sûr», insiste l’UNICEF. Le monde, lui, regarde, hagard, comme si la normalisation du meurtre d’enfants palestiniens faisait désormais partie du paysage. C’est là la victoire la plus sombre du projet colonial : banaliser l’horreur, transformer la souffrance en bruit de fond, rendre acceptable l’inacceptable. Netanyahou et son bloc idéologique extrémiste ne produisent que destruction et déshumanisation. Dans leur récit, l’enfant palestinien n’existe que comme chiffre, jamais comme être humain. Et tant que l’aide humanitaire n’arrivera pas réellement, tant que l’impunité perdurera, d’autres enfants tomberont. Car la colonisation ne connaît qu’un seul langage : celui de la force brute .
l M. M.