La Jordanie et l’Égypte ont unanimement exprimé leur rejet catégorique des tentatives visant à déplacer la population palestinienne de sa terre et de sa patrie, réaffirmant ainsi leur soutien indéfectible aux droits légitimes du peuple palestinien, notamment le droit au retour et la création d’un État indépendant.
Ayman Safadi, vice-Premier ministre jordanien et ministre des Affaires étrangères et des Expatriés, a déclaré lors d’une conférence de presse, suite à sa rencontre avec Sigrid Kaag, Coordonnatrice spéciale par intérim pour le processus de paix au Moyen-Orient, que « la stabilité des Palestiniens sur leur terre reste une constante inébranlable pour la Jordanie ». Safadi a également souligné la détermination de son pays à continuer ses efforts pour reconstruire Ghaza, afin d’améliorer les conditions de vie desPalestiniens.
« Les gens méritent d’être traités dignement après avoir enduré tant de souffrances, de destructions et de meurtres », a-t-il ajouté, en référence à plus de 15 mois d’agression sioniste contre Ghaza, qui a causé la mort de plus de 47 000 personnes, majoritairement des femmes et des enfants, laissant l’enclave dévastée. Il a insisté sur le fait que « notre position en faveur d’une solution à deux États comme
voie vers la paix est immuable.
Notre rejet des déplacements de population est également inébranlable. Il ne s’agit pas seulement d’une position ferme que le Royaume ne peut abandonner, mais aussi d’une position qui ne peut être influencée par aucun autre État ». La Ligue des États arabes affirme, dans un communiqué relayé lundi par Wafa, que le véritable et unique moyen de parvenir à la stabilité et à la paix au Moyen-Orient passe par le règlement de la question palestinienne, la mise en œuvre de la solution à deux États convenue au niveau international et l’incarnation de la paix palestinienne, État aux frontières du 4 juin 1967, avec El Qods pour capitale orientale. Le Secrétariat général de la Ligue note, dans ce texte, que contourner ces principes établis et ces déterminants stables, qui ont fait l’objet d’un consensus arabe et international, ne ferait que prolonger le conflit et rendre la paix plus inaccessible, augmentant ainsi les souffrances des peuples de la région, surtout le peuple palestinien. Elle ajoute que la juste cause palestinienne est la question de la terre et du peuple, et que les tentatives visant à expulser le peuple palestinien de ses terres, par le déplacement, l’annexion ou l’expansion des colonies, se sont révélées infructueuses dans le passé et sont inacceptables et constituent une violation du droit international, car la déportation forcée et le déplacement de personnes de leurs terres ne peuvent être qualifiés que de nettoyage ethnique.
Safadi a ajouté que « la priorité est maintenant de consolider le cessez-le-feu en vigueur à Gaza depuis le 19 janvier, d’apporter de l’aide, de soulager les souffrances de notre peuple à Ghaza, puis de lancer un effort collectif pour parvenir à une paix qui garantisse les droits des Palestiniens et établisse un État palestinien indépendant, afin que toute la région puisse jouir de la sécurité et de la paix ».
Le Parlement arabe dénonce un crime
Le Parlement arabe a qualifié tout déplacement forcé du peuple palestinien de «crime» au regard du droit humanitaire international. Dans un communiqué, le président du Parlement arabe, Mohammed bin Ahmed Al Yamahi, réaffirme en outre «le soutien total du Parlement arabe au peuple palestinien jusqu’à ce qu’il obtienne ses droits inaliénables, notamment son droit au retour, à l’autodétermination et à la création d’un État indépendant avec El Qods-Est comme capitale». Il souligne, dans le même texte relayé par Wafa, le soutien du Parlement arabe au peuple palestinien dans la défense de sa terre et son soutien à l’exercice de tous ses droits inaliénables, en particulier son droit au retour, à l’autodétermination et à la création de son État indépendant dont la capitale est la ville d’El Qods. Il appelle les parlements internationaux et régionaux à exhorter leurs États à protéger ces droits et à soutenir la fermeté du peuple palestinien face aux plans et aux initiatives visant à résoudre la question palestinienne .
R.I.

