Nouvelle législation sur les partis:Large concertation en cours

Le conseiller du président de la République pour les affaires politiques, le Professeur Mustapha Saïd, a entamé une série de rencontres avec les dirigeants des principaux partis politiques afin de recueillir leurs positions et suggestions concernant la réforme du cadre légal régissant l’activité politique, notamment la loiorganique relative aux partis politiques et le code électoral.
Cette vaste consultation a rassemblé les représentants de plusieurs formations politiques dont le Mouvement de la société pour la paix (MSP), le Mouvement de la construction nationale
(El Binaa El Watani) et le Parti des Travailleurs (PT). Les échanges ont permis d’identifier plusieurs préoccupations communes parmi les acteurs politiques.
Les participants ont particulièrement insisté sur la nécessité de reconnaître aux partis politiques leur pleine dimension constitutionnelle en tant qu’institutions fondamentales de la vie démocratique. Les discussions ont mis en lumière des positions critiques concernant certaines dispositions envisagées dans l’avant-projet de loi. Les limitations mandataires pour les responsables politiques, les conditions de représentation géographique et les restrictions concernant le changement d’appartenance
politique pendant les mandats électoraux ont été identifiées comme des points contentieux.
Plusieurs intervenants ont exprimé des réserves quant au risque d’ingérence dans la vie interne
des partis et ont plaidé pour un système davantage basé sur le principe déclaratif.
Le calendrier parlementaire impose cependant une contrainte temporelle significative.
Le gouvernement doit finaliser ces textes législatifs dans des délais serrés afin de respecter l’échéance constitutionnelle des prochaines élections législatives et locales, prévues entre avril et juin 2026. Cette temporalité rend d’autant plus cruciale la recherche d’un consensus entre l’exécutif et les forces politiques. L’ensemble des participants a salué l’initiative de cette concertation, tout en exprimant l’attente que leurs contributions soient effectivement prises en compte dans la version définitive des textes. La réussite de cette réforme conditionnera en grande partie le paysage politique des prochaines années et constituera un test important pour la maturation du processus démocratique en Algérie .
A. G.