La Galerie Baya, située au Palais de la culture Moufdi-Zakaria, accueille jusqu’au 31 janvier l’exposition «Notre mère nature» de l’artiste Hizia Driassa.
À travers près de soixante toiles exécutées au couteau à l’acrylique, l’artiste nous convie à une immersion sensorielle dans un univers abstrait contemporain, où la nature se dévoile dans toute sa force organique et sa vitalité chromatique.
Le style de Hizia Driassa se caractérise par une utilisation généreuse de la matière, travaillée en relief pour créer des œuvres où le mouvement et le volume semblent palpables.
Cette approche confère à ses compositions une dimension presque tactile, comme si le spectateur était invité à sentir sous ses doigts l’écorce d’un arbre, la crête d’une vague ou la texture d’une fleur.
Les formats variés, du grand tableau monumental de 200×200 cm à la toile plus intimiste de 70×50 cm, accentuent cette relation physique entre le regard et l’œuvre. L’artiste déploie une gamme de couleurs aussi vaste que les paysages qu’elle évoque. Des teintes chaudes et ardentes – rouge profond, orange flamboyant, jaune solaire – côtoient des tonalités plus froides et mystérieuses, telles que le bleu nuit, le vert émeraude ou le gris argenté. Ce jeu contrasté nourrit l’expressivité des œuvres, tantôt éclatantes de lumière, tantôt pénétrées d’une méditation silencieuse.
Les titres des toiles, poétiques et évocateurs, guident l’imaginaire : «Quand la vague effleure le sable», «Quand l’eau dessine le rivage» ou encore «Vague après vagues» transposent le visiteur sur la lisière mouvante entre terre et mer.
D’autres œuvres, comme «Nébuleuse orange» ou «Entre deux mondes», élargissent le propos à une méditation sur l’infini cosmique, suggérant que la nature terrestre et l’immensité céleste sont liées dans un même souffle créateur. Née en 1972 à Blida, Hizia Driassa baigne dès l’enfance dans un environnement artistique marqué par la figure de son père, Rabah Driassa, à la fois chanteur, miniaturiste et plasticien.
Cet héritage familial imprègne profondément sa démarche, l’incitant à faire de la peinture un langage
instinctif et vital. Sa technique, centrée sur le couteau et la matière acrylique, révèle un geste spontané, où la couleur et la lumière s’entrechoquent pour libérer une émotion brute.
A. S.
«Notre mère nature»: Une odyssée sensible et vibrante à la Galerie Baya

