Naïm Qassem au Liban:«Nous surprendrons l’ennemi», la nation debout malgré les ruines

Face à plus de quinze mois d’une agression israélo-américaine qui n’épargne ni les civils ni les infrastructures, le Liban fait preuve d’une résilience exemplaire. Alors que les bombardements s’intensifient et que plus de 820 000 personnes ont été déplacées, la nation libanaise refuse de plier.
Dans son allocution vendredi dernier, le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé avec force l’engagement du Liban dans une confrontation longue contre l’entité sioniste.
«Nous surprendrons l’ennemi sur le terrain», a-t-il déclaré, constatant l’échec des solutions diplomatiques face à l’acharnement israélien. Cette détermination incarne la volonté d’un peuple qui refuse de voir son pays sacrifié.

Une crise humanitaire qui interpelle la conscience mondiale
Pendant que les frappes sionistes continuent de viser les zones civiles, la communauté internationale ne peut plus fermer les yeux. Les agences onusiennes tirent la sonnette d’alarme : plus de 11 600 femmes enceintes sont prises au piège dans cette escalade. L’UNFPA rapporte que 4 000 d’entre elles devront accoucher dans les trois prochains mois, souvent dans des conditions effroyables, certaines sur le bord des routes, privées des soins les plus élémentaires.
«Ces femmes sont confrontées à des risques spécifiques et potentiellement mortels», alerte Anandita Philipose, représentante de l’UNFPA au Liban. Derrière chaque chiffre, il y a le drame silencieux de mères livrées à elles-mêmes, de nouveau-nés venus au monde dans la peur et le dénuement. Le bilan est terrible : 55 hôpitaux et centres de santé ont dû fermer, soit détruits par les bombes, soit paralysés par les ordres d’évacuation forcée. Pendant ce temps, le nombre de martyrs ne cesse de croître : 773 morts, dont 103 enfants, et près de 2 000 blessés. Des vies fauchées, des familles brisées, un peuple qui endure dans sa chair les conséquences d’une agression qui dure depuis le début du mois de mars.
Le Liban traverse l’une des périodes les plus sombres de son histoire récente. Mais dans cette épreuve, c’est aussi la solidarité et la dignité d’un peuple qui s’expriment. Les déplacés s’organisent, les soignants travaillent au péril de leur vie, et la résistance demeure un recours légitime pour ceux qui n’ont plus que leur terre à défendre.
Face à l’indifférence relative de la communauté internationale, il est plus que temps de rappeler que le droit international doit s’appliquer pour tous, et que les civils libanais, comme tous les civils du monde, méritent protection et humanité.
Malik M.