L’ex-directeur de l’École Supérieure en Sciences et Technologie du Sport (ESSTS), à savoir, le professeur Mourad Mahour Bacha, actuellement enseignant à l’institut de l’Éducation physique et sportive à l’université de Dely-Brahim (Alger 3), s’est exprimé via les réseaux sociaux afin de partager son opinion sur la situation réelle du sport universitaire en Algérie, ainsi que le constat enregistré concernant l’évolution de cette discipline. Un secteur visiblement ne correspond guère aux perspectives des pouvoirs publics conformément au programme quinquennal du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune. Le spécialiste de décathlon, au vu de ses sept titres continentaux, a confirmé que la volonté des pouvoirs publics pour relancer le sport universitaire fut souvent heurtée aux stratégies aléatoires de quelques responsables qui n’étaient pas tout à fait à la hauteur des objectifs envisagés en guise de leur mauvaise interprétation des lois et les textes sportifs qui n’ont jamais été abordés adéquatement.
Le professeur Mahour Bacha a indiqué que le secteur universitaire peut cependant devenir le principal support pour acheminer la performance locale vers le haut niveau, notamment grâce aux moyens disponibles au sein des établissements universitaires, tels que les installations sportives, l’hébergement, le transport et la restauration à l’image des résidences universitaires. Des commodités qui demeurent en effet un atout incontournable au profit des clubs sportifs estudiantins, a expliqué notre expert en éducation physique et sportive. En poursuivant sa synthèse au sujet du sport universitaire, l’ancien candidat à la présidence de la Fédération algérienne d’athlétisme, a également souligné une sorte de confusion impliquant les prérogatives statutaires qui sont attribuées aux secteurs concernés afin de redynamiser le sport estudiantin, dont il affirme entre autres, que le secteur d’enseignement supérieur n’est pas en mesure de concrétiser les engagements présidentiels à défaut des encadreurs spécialisés et/ou cadres sportifs expérimentés, laissant ainsi place aux intrus n’ayant aucun vécu sportif, mais qui exploitent tout de même ce chapitre dans le seul but de séduire leur supérieur en dépit de la carence des clubs sportifs universitaires agréés et l’absence de compétitions officielles. Pis encore, l’intervenant soupçonne les mis en cause, de formuler des bilans erronés pour tromper les hautes autorités, a-t-il confié, avant de lancer un pavé dans la mare « J’étais personnellement témoin quand ils ont présenté de faux athlètes universitaires au ministre de l’Enseignement supérieur, tandis que d’excellents talents sont marginalisés par leurs structures académiques. » a déploré la même source. Eu égard à cette exposition, le professeur M. Mourad Mahour Bacha a fini par dévoiler les défaillances qui ne cessent de faire obstacle aux ambitions de la politique nationale relative au développement et à la promotion du sport universitaire, dont la ruse des pseudo-spécialistes qui font souvent recours aux fausses données au détriment de la communauté sportive estudiantine. Enfin, la création des clubs sportifs universitaires avec le concours des directions de la jeunesse et des sports est primordiale, a précisé l’orateur. Cela s’ajoute à l’expertise des cadres sportifs relevant des (DJS) pour mieux garantir l’encadrement et le suivi de la pratique sportive estudiantine ». a-t-il soutenu.
H.A

