Le 1er janvier 2026, l’Algérie a perdu l’une de ses figures les plus marquantes : Mohamed Harbi, moudjahid, intellectuel et historien, s’est éteint à l’âge de 92 ans.
Né en juin 1933, il fut très tôt engagé dans la lutte politique contre le colonialisme, avant de rejoindre les rangs du Front de libération nationale durant la guerre de libération.
Cadre au sein du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), il incarna cette génération de militants qui ont porté haut la voix de l’indépendance. Après l’indépendance, Mohamed Harbi consacra sa vie à l’écriture et à la recherche, devenant l’un des plus grands historiens de la révolution algérienne. Par sa plume, il a su préserver la mémoire collective et transmettre aux générations futures les clés de l’histoire algérienne. Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a exprimé sa «profonde tristesse» en apprenant la disparition de Mohamed Harbi, saluant «une personnalité exceptionnelle qui s’est engagée très tôt dans la lutte politique contre le colonialisme, avant de rejoindre la Révolution en tant que cadre du GPRA». Le chef de l’État a rappelé que le défunt «s’était consacré à l’écriture et à la recherche, publiant de nombreux ouvrages de grande valeur sur le mouvement national et la guerre de libération nationale».
Dans son message de condoléances, il a prié Dieu Tout-Puissant «d’accorder au défunt Sa sainte Miséricorde, de l’accueillir en Son Vaste Paradis et d’inspirer à ses proches patience et réconfort».
Le président du Conseil de la Nation, Azouz Nasri, a également rendu hommage à Mohamed Harbi, saluant «un homme qui a affronté le colonialisme aussi bien par les armes que par la plume, et qui a consacré sa vie à la défense de la patrie et à la préservation de la mémoire nationale».
Avec la disparition de Mohamed Harbi, l’Algérie perd non seulement un moudjahid, mais aussi un intellectuel majeur, dont l’œuvre continuera d’éclairer la conscience nationale. Sa vie fut celle d’un combattant et d’un témoin, d’un homme qui a su unir l’action et la pensée pour inscrire l’histoire algérienne dans la dignité et la vérité .
R. M.
Moudjahid et historien de la mémoire:Mohamed Harbi s’éteint à 92 ans

