Menace terroriste en Afrique : L’Algérie, sentinelle inflexible

Dans un monde où les défis sécuritaires transcendent les frontières, l’Algérie, forte de son expérience chèrement acquise dans la lutte antiterroriste, se dresse en véritable rempart contre cette menace insidieuse qui ronge le continent africain.
À travers la voix de son Représentant permanent auprès des Nations Unies, Amar Bendjama, Alger a réaffirmé sa détermination à partager son précieux savoir avec ses pairs du continent, guidée par un esprit de solidarité et de fraternité africaines.
Bien que l’Algérie ait su vaincre le fléau terroriste qui a jadis ensanglanté son sol, elle demeure consciente que ce mal hydre continue de sévir ailleurs, semant la désolation et entravant le progrès.
C’est pourquoi, animée d’un sens aigu du devoir, elle se tient prête à mettre humblement mais résolument son expérience à la disposition des nations amies, en respectant les spécificités de chacune.
Cette volonté de transmission du savoir algérien trouve un écho particulier dans le rôle dévolu au Président Abdelmadjid Tebboune, Coordonnateur de l’Union africaine en matière de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Une responsabilité qui confère à l’Algérie une légitimité supplémentaire dans son entreprise de partage d’expertise, au service de la stabilité et de la paix sur le continent.Mais l’engagement algérien ne se limite pas à un simple transfert de connaissances.
Alger entend également donner une impulsion décisive à la mobilisation internationale contre ce fléau, en conviant les nations à une réunion de haut niveau sur la lutte antiterroriste en Afrique, prévue le 21 janvier prochain sous la présidence du Chef de la diplomatie algérienne, Ahmed Attaf.Au-delà de cette problématique cruciale, l’Algérie demeure profondément préoccupée par la crise qui perdure en Libye, pays voisin où les ingérences étrangères ont attisé les flammes de l’instabilité.
Avec fermeté, Alger a appelé à la cessation de ces interventions extérieures, réitérant son soutien aux efforts onusiens pour dénouer cette crise complexe.
Elle a plaidé pour un processus politique inclusif, initié par les Libyens eux-mêmes, visant à créer les conditions propices à la tenue d’élections transparentes et à l’avènement d’une réconciliation nationale, gage de stabilité durable. Mais l’Algérie ne se cantonne pas à des considérations régionales. Son engagement en faveur des droits légitimes du peuple palestinien demeure inébranlable. Face à la menace planant sur l’UNRWA, organisme onusien chargé de venir en aide aux réfugiés palestiniens, Alger envisage de convoquer une réunion d’urgence afin de préserver ce dernier rempart contre la détresse humanitaire. Une initiative qui illustre l’attachement indéfectible de l’Algérie à la cause palestinienne et son rejet de toute tentative de révision du statut juridique de cette question au cœur de la légitimité
internationale. Enfin, la question du Sahara Occidental, dossier de décolonisation inachevé, reste une priorité pour Alger, comme pour l’ensemble de l’Afrique et des Nations Unies.
Bien que ne prévoyant pas de l’inscrire à l’ordre du jour du Conseil de sécurité, à moins d’un changement notable de la situation, l’Algérie réaffirme sa détermination à défendre une solution pacifique, conforme aux résolutions onusiennes et aux aspirations légitimes du peuple sahraoui à l’autodétermination.
À travers ces différents dossiers, l’Algérie se positionne comme un acteur incontournable de la stabilité régionale et continentale, guidé par les principes de solidarité, de respect du droit international et de préservation de la paix. Une approche pragmatique et résolue qui fait d’Alger un partenaire crédible et engagé dans la résolution des crises complexes qui secouent l’Afrique et le monde arabe.
Fateh H.

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