La ministre déléguée chargée de la Formation professionnelle, Madiha Khiyir, a été relevée de ses fonctions par le roi Mohammed VI, deux jours seulement après sa nomination au sein du
nouveau gouvernement marocain. Cette décision intervient dans un contexte de controverse médiatique autour d’une ancienne affaire judiciaire et de documents médicaux personnels la concernant.
Selon un communiqué officiel, le souverain marocain a approuvé la demande de révocation présentée par la cheffe du gouvernement, Fatima Zahra Mansouri, conformément à l’article 47 de la Constitution.
Au cours des derniers jours, plusieurs médias marocains et utilisateurs des réseaux sociaux ont remis en circulation des informations relatives à une affaire remontant à 2004, dans laquelle Madiha Khiyir aurait été poursuivie pour escroquerie. Des documents médicaux évoquant son état psychologique, ainsi que des allégations concernant une tentative de suicide, ont également été diffusés en ligne.
Ces révélations ont suscité un débat sur les réseaux sociaux, notamment autour des critères de sélection des membres du gouvernement. Toutefois, les informations disponibles ne permettent pas d’établir avec certitude les motifs précis de la révocation. Certaines sources médiatiques évoquent un lien avec le dossier judiciaire, sans fournir de détails sur les décisions de justice concernées ni sur leur statut juridique.
De son côté, le porte-parole du gouvernement marocain a indiqué que l’exécutif avait pris note de la circulation d’informations judiciaires et médicales à caractère personnel concernant l’ancienne ministre déléguée, tout en réaffirmant sa volonté de concentrer le débat public sur le programme gouvernemental et les attentes des citoyens.
N. C.
Maroc : une ministre limogée 48 heures après sa nomination
