Malgré le poids d’un blocus américain maintenu depuis six décennies, présenté comme une mesure coercitive extrême visant à punir un choix de souveraineté, Cuba poursuit sa lutte quotidienne pour préserver son modèle et assurer l’essentiel à sa population. Le président Miguel Díaz-Canel a détaillé un plan global destiné à répondre aux défis actuels.
Tout en privilégiant les activités fondamentales, ce plan prévoit l’application de restrictions ciblées dans certains secteurs, afin de protéger la population et de préserver les acquis sociaux.
Les modalités pratiques seront précisées par les ministères concernés. Les autorités mettent en avant des progrès concrets dans la quête de souveraineté énergétique. L’accès au gaz manufacturé sera étendu cette année à 20 000 foyers supplémentaires de La Havane. Parallèlement, la production de pétrole brut national a été augmentée, avec l’objectif affirmé d’en assurer le raffinage sur le territoire. Un premier essai de raffinage a déjà été réalisé en décembre, mobilisant chercheurs et experts.
Un effort massif est consenti dans les énergies renouvelables, notamment le solaire photovoltaïque couplé à des systèmes de stockage. Une phase cruciale voit l’installation de 5 000 systèmes domestiques dans des logements isolés, pour parachever l’électrification totale du pays, en priorisant les services vitaux. Par ailleurs, 5 000 modules photovoltaïques supplémentaires seront déployés dans des infrastructures sociales clés telles que les maternités, maisons de retraite et polycliniques, garantissant leur alimentation même lors de coupures générales.
Enfin, 10 000 systèmes photovoltaïques, avec des facilités de paiement, seront prioritairement destinés aux personnels de la santé et de l’éducation, considérés comme les fondements du modèle cubain. Concernant les relations avec les États-Unis, le président Díaz-Canel a réaffirmé la disposition de Cuba à un dialogue sans conditions préalables, sans pression et dans le respect mutuel, excluant toute ingérence dans les affaires intérieures. Il a souligné que Cuba, pays de paix, ne constitue aucune menace pour Washington et qu’aucun état de guerre n’existe. Il a par ailleurs rappelé la tradition de solidarité internationale de Cuba, notamment envers les peuples palestinien et sahraoui.
Le contexte de cette bataille pour le développement et la stabilité reste marqué par l’embargo, décrit comme un instrument de pression constant. Face à cette contrainte, La Havane affiche une détermination inébranlable. Sa résistance, au-delà de la simple survie nationale, est présentée comme un combat moral et politique d’une portée universelle, incarnant la défense du droit des peuples à l’autodétermination, à la paix et à la justice.
Malik.M.
Malgré l’embargo: Cuba poursuit sa marche vers l’autonomie énergétique

