Avec ses ravages et ses dangers sur la société, la lutte contre la drogue prend des proportions d’une affaire de sécurité nationale. Les quantités énormes saisis par les services de sécurité qu’annoncent régulièrement les institutions renseignent sur l’ampleur de la menace et ses conséquences. Face à cela, l’Algérie durcit sa législation relative à la lutte contre la drogue.
La nouvelle loi relative à la prévention et à la répression de l’usage et du trafic illicites de stupéfiants et
de substances psychotropes vient d’être publiée au journal officiel. Elle prévoit des peines allant jusqu’à la peine capitale pour les crimes liés à la drogue.
Il s’agit, pour l’Etat, d’une affaire de sécurité nationale. En effet, comme écrit dans l’introduction du texte, la nouvelle loi vise à « protéger la sécurité nationale contre les dangers de l’usage et du trafic illicites de stupéfiants et de substances psychotropes et le traitement profond et coercitif de l’ensemble des
déséquilibres sociétaux en résultant ».
Le texte vise également à protéger la santé publique, notamment en assurant la prise en charge médicale et psychologique des toxicomanes, leur réinsertion dans la société et l’adoption de mécanismes et de lutte contre le phénomène de l’addiction, en particulier chez les jeunes.
Elle vise aussi à « prémunir les établissements d’enseignement, d’éducation et de formation contre le fléau des stupéfiants et des substances psychotropes ». Il s’agit d’une guerre totale contre ce fléau.
Ainsi, quiconque incite, recrute ou utilise un mineur, ou une personne à besoins spécifiques ou une personne en cure en raison de sa dépendance, dans le transport, la détention, la vente, l’offre, la cession ou l’usage illicite des stupéfiants et/ou des substances psychotropes est puni de la réclusion criminelle à temps de 20 ans à 30 ans. La peine est la réclusion criminelle à perpétuité si l’infraction est commise dans ou aux abords des établissements de santé ou sociaux ou au sein des institutions publiques ou des établissements ouverts au public.
Une condamnation à mort est prononcée si « l’infraction est commise dans ou aux abords des établissements d’éducation, d’enseignement et de formation ». La nouvelle loi prévoit de très lourdes peines contre les trafiquants. Mais pas que ! Pour les candidats à l’emploi dans les secteurs public et privé, ils doivent présenter des tests de « dépistage négatifs attestant de la non-consommation de stupéfiants et/ou de substances psychotropes ». Ces tests sont « exigés dans les dossiers des candidats aux concours de recrutement dans les administrations, les établissements et institutions publics, les établissements d’intérêt général et ceux ouverts au public et les institutions et organismes du secteur privé », selon l’article 5-bis de la. Aussi, les élèves des établissements scolaires et de formation professionnelle peuvent être soumis à des tests de dépistage .
Fateh.H.
Lutte contre la drogue: Une affaire de sécurité nationale !

