Le ministère de la Solidarité Nationale a procédé, ce lundi, au lancement officiel de deux outils majeurs dans la lutte contre les dérives administratives : une plateforme numérique de signalement de la corruption et un code de conduite et d’éthique professionnelle dédié au secteur.
Sous le double patronage de la ministre, Kaouther Krikou, et de la présidente de l’Autorité Supérieure pour la Transparence et la Lutte contre la Corruption (ASTLC), Salima Souakri, cette initiative vise à ancrer une culture de l’intégrité par des moyens à la fois modernes et préventifs
La nouvelle plateforme digitale se présente comme un canal sécurisé et accessible. Elle permet aux citoyens et aux agents de saisir des informations, de télécharger des preuves numériques et de suivre l’état d’avancement de leur signalement en toute transparence. Cet outil vise à faciliter et à encourager les révélations, en offrant un cadre structuré et traçable. Parallèlement, le ministère a adopté une charte de déontologie et d’éthique professionnelle.
Présentée comme bien plus qu’un simple règlement, elle est décrite par la ministre comme un «pacte moral et professionnel». Son objectif est de prévenir la corruption et les pratiques non éthiques en renforçant l’autocontrôle et en instaurant des mécanismes
préventifs pour protéger les fonctionnaires et l’institution.
«Ce code incarne un engagement collectif envers un comportement intègre, la responsabilité, et les valeurs de justice et d’équité», a déclaréMme Krikou.
Pour déployer ces outils, une campagne intensive de formation et de sensibilisation a été menée tout au long du mois de novembre 2025. Près de 9 500 employés des services locaux ont ainsi été formés aux thématiques de l’éthique professionnelle, des principes d’intégrité, de la prévention de la corruption et de la gouvernance moderne. Cette phase est considérée comme une étape cruciale pour instaurer une nouvelle culture professionnelle au sein du secteur.
Salima Souakri, présidente de l’ASTLC, a salué cette double initiative, rappelant que la lutte contre la corruption est «un devoir national et une priorité stratégique». Elle a réaffirmé l’engagement des plus hautes autorités à placer cette lutte au cœur des réformes, en renforçant le cadre législatif et les mécanismes de contrôle.
Mme Souakri a particulièrement mis l’accent sur l’importance de protéger les lanceurs d’alerte, une mission centrale de l’ASTLC. Elle a estimé que la plateforme du ministère constituait «un outil efficace» pour protéger les citoyens et garantir leurs droits, s’inscrivant parfaitement dans les objectifs de la stratégie nationale de transparence.
Samira A.
lutte contre la corruption: Un double levier numérique et éthique lancé

