Lutte contre la corruption: L’Algérie ambitionne de devenir un leader continental

La présidente de la Haute Autorité de Transparence, de Prévention et de Lutte contre la Corruption (HATPLC), Salima Mousserati, a tenu une réunion stratégique avec le président du Conseil Consultatif de l’Union Africaine contre la Corruption (CCUAC). Cette rencontre vise à établir une alliance forte et opérationnelle entre l’Algérie et l’instance continentale pour intensifier la lutte contre la corruption.
Lors de cet entretien, Mme Mousserati a affirmé la volonté de l’Algérie d’honorer ses engagements régionaux et de jouer un rôle actif au sein de l’Afrique. Elle a présenté cette coopération comme une « démarche qualitative », permettant non seulement de bénéficier de l’expertise africaine, mais aussi de partager et d’exporter le modèle et le savoir-faire algériens en matière de prévention et de lutte contre la corruption à l’échelle du continent.
De son côté, le représentant du CCUAC a souligné la capacité renforcée de son institution à soutenir les organes nationaux comme la HATPLC. Il a précisé que le CCUAC pouvait désormais mobiliser des experts pour des études ciblées, notamment sur le suivi de l’Indice de Perception de la Corruption (IPC) en Afrique, un outil essentiel pour mesurer les progrès.
Un développement majeur a été mis en avant : la restructuration du CCUAC, qui a étendu la durée de son mandat de deux à six ans. Ce changement structurel ouvre la voie à une coopération stratégique de long terme, bien au-delà des actions ponctuelles, permettant de construire des politiques anti-corruption durables et efficaces. Cette rencontre marque une étape importante pour l’Algérie, qui positionne son autorité de lutte contre la corruption non plus seulement comme une institution nationale, mais comme un partenaire et un futur pilier continental dans ce combat fondamental pour la bonne gouvernance et le développement en Afrique.
F.B.