Lutte anticorruption en Algérie : L’Office central révèle un taux de condamnation de 100 % sur les affaires traitées

L’Office central de répression de la corruption (OCRC), en collaboration avec le Centre de recherche juridique et judiciaire d’Alger, a révélé que sur 1 500 affaires de corruption signalées, 20 ont été retenues et traitées avec un taux de condamnation de 100 %. L’annonce a été faite par le directeur général de l’Office, Mokhtar Lakhdari, lors de la réception d’une délégation de la Commission des affaires juridiques, administratives et des libertés de l’Assemblée populaire nationale (APN).Selon M. Lakhdari, la sélection des affaires à instruire s’est basée sur des critères stricts de gravité, d’impact économique et de faisabilité juridique, assurant une gestion rigoureuse et transparente. Les 20 dossiers jugés prioritaires ont été minutieusement examinés et transmis à la justice, où ils ont tous débouché sur des condamnations, preuve de l’efficacité du dispositif mis en place.Le directeur général a précisé que l’OCRC s’appuie sur une équipe pluridisciplinaire composée de 100 agents hautement qualifiés, issus des différents corps de sécurité, de la magistrature, des douanes, des impôts et du ministère des Finances.
Cette diversité permet une approche intégrée et professionnelle dans le traitement des affaires complexes liées à la corruption financière. Lakhdari a également rappelé que l’Office bénéficie d’une autonomie totale dans la conduite de ses missions, ce qui en fait un acteur central du dispositif national de lutte contre la corruption. Il a souligné que l’OCRC travaille en complémentarité avec la Haute Autorité pour la transparence, la prévention et la lutte contre la corruption, dans un cadre
institutionnel renforcé.Les missions de l’Office couvrent notamment les enquêtes, les inspections et l’instruction des dossiers, sur la base de signalements émanant aussi bien de particuliers que d’institutions publiques. Ce travail de fond vise à assainir la gestion publique, à promouvoir la transparence et à restaurer la confiance des citoyens dans les institutions de l’État.
Cette démarche proactive illustre la volonté des autorités algériennes de renforcer la gouvernance, de protéger les deniers publics et de bâtir un État de droit fondé sur l’intégrité et la responsabilité .
Farid B.