L’UNRWA alerte sur un effondrement humanitaire à Gaza: L’aide médicale au bord du gouffre

L’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) a lancé, ce mardi, un appel de détresse face à la dégradation alarmante de la situation humanitaire dans la bande de Ghaza, où les bombardements israéliens incessants continuent de réduire à néant les capacités de réponse médicale et humanitaire.Dans un communiqué relayé par plusieurs médias palestiniens, l’UNRWA a révélé qu’à peine six de ses 22 centres de santé restent encore fonctionnels, aussi bien à l’intérieur qu’à proximité des abris pour déplacés.
Cette situation critique est la conséquence directe des attaques continues menées par l’armée israélienne, qui ciblent ou entravent l’accès aux infrastructures de santé, empêchant ainsi des milliers de civils d’obtenir des soins de base.« Les fournitures médicales essentielles sont devenues extrêmement rares », alerte l’agence onusienne, ajoutant qu’il est « impératif d’assurer, de toute urgence, un acheminement libre et sécurisé de l’aide humanitaire, médicale et alimentaire vers l’enclave assiégée ».Juliette Touma, porte-parole de l’UNRWA, a souligné dans une déclaration antérieure que la situation des habitants de Ghaza est indescriptible tant la souffrance est immense.
« Les gens endurent l’indicible. C’est extrêmement difficile à exprimer avec des mots », a-t-elle déclaré, rappelant que pour couvrir les besoins les plus urgents de la population, entre 500 et 600 camions de ravitaillement devraient entrer chaque jour dans la bande de Ghaza. Or, depuis le 2 mars, Israël a maintenu la fermeture des points de passage, coupant presque totalement l’accès à l’aide vitale.Cette fermeture prolongée a provoqué une détérioration dramatique des conditions de vie. Des pénuries aiguës touchent tous les secteurs : alimentation, eau potable, carburant, médicaments et fournitures médicales.
Les hôpitaux, déjà débordés et endommagés, ne peuvent plus répondre aux besoins urgents de milliers de blessés, de malades chroniques, d’enfants souffrant de malnutrition ou de femmes enceintes nécessitant un suivi.L’UNRWA tire ainsi la sonnette d’alarme et appelle la communauté internationale à agir sans délai. La poursuite du blocus, combinée à des frappes constantes sur les infrastructures civiles, conduit la population de Ghaza au bord d’un effondrement humanitaire total. Chaque jour sans aide est un jour de plus vers une catastrophe irréversible.
Farid B.

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