L’ONU s’alarme, MSF suspendue: La Bande de Ghaza sous le feu et privée de secours essentiels

Lalgré un cessez-le-feu global en vigueur depuis octobre dernier, les Nations unies ont exprimé, hier mardi, une vive préoccupation face à la poursuite des agressions menées par les forces d’occupation sionistes contre la Bande de Ghaza.
L’agence de presse palestinienne Wafa rapporte ces déclarations alarmantes, qui interviennent dans un contexte d’intensification dramatique des souffrances civiles.
Lors du point de presse quotidien lundi soir, Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, a fait part de son «inquiétude» profonde concernant les civils palestiniens tombés en martyrs lors de frappes aériennes israéliennes survenues le week-end dernier. Ces attaques ont ciblé l’enclave palestinienne assiégée, ajoutant de nouvelles victimes à un bilan déjà catastrophique.
Selon les informations fournies par la Défense civile palestinienne, les raids de dimanche dernier ont coûté la vie à 32 Palestiniens, dont une majorité de femmes et d’enfants.
Au-delà du lourd tribut humain, ces bombardements ont systématiquement détruit des habitations, des tentes abritant des familles déplacées, des refuges et même un commissariat, anéantissant des infrastructures civiles cruciales et plongeant davantage la population dans le désarroi.
Cette escalade militaire s’accompagne d’une strangulation délibérée de l’aide humanitaire, suscitant des avertissements extrêmement graves. Christopher Lockyer, Secrétaire général de l’organisation «Médecins Sans Frontières» (MSF), a mis en garde contre les «conséquences catastrophiques» qu’entraînera la décision des autorités d’occupation sionistes de suspendre les activités de MSF à Ghaza et en Cisjordanie occupée. «Nous sommes à un stade où le peuple palestinien a besoin de davantage d’aide humanitaire, et non de moins», a-t-il souligné avec force. Il a rappelé l’ampleur vitale du travail de MSF : plus de 800 000 consultations médicales prodiguées l’année dernière, plus de 100 000 cas de blessures traités, et l’approvisionnement de plus de 700 millions de litres d’eau potable dans le secteur. Or, cette bouée de sauvetage est en train d’être sectionnée.
Christopher Lockyer a révélé que MSF n’a plus pu acheminer de fournitures médicales à Ghaza depuis décembre 2025, suite à un avertissement de soixante jours émis par les autorités d’occupation.
La situation a atteint un point de rupture la semaine dernière avec le refus clair des autorités israéliennes de fournir des garanties pour la sécurité du personnel humanitaire de l’organisation.
Le responsable de MSF dénonce une «campagne organisée» menée ces derniers mois pour «délégitimer» l’organisation et entraver son action, dans ce qu’il présente comme une tactique délibérée de pression sur les acteurs humanitaires et de punition collective de la population civile palestinienne.
Ce tableau dressé par l’ONU et MSF révèle une réalité accablante pour la Palestine : une agression militaire qui se perpétue malgré les annonces de trêve, frappant sans distinction des civils et leurs abris, tandis qu’une crise humanitaire artificiellement aggravée par des entraves bureaucratiques et politiques prive délibérément les survivants de soins et de secours essentiels à leur survie. L’enclave de Ghaza, déjà ravagée par des années de blocus et de guerres successives, se trouve ainsi prise en tenaille entre la violence des bombardements et l’étouffement méthodique de l’aide, dans un mépris flagrant du droit international humanitaire et des appels répétés de la communauté internationale.
Malik M.