L’ONU a appelé à mettre fin aux attaques contre les professionnels des médias dans le monde, à la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée chaque année le 3 mai. À ce propos, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a déclaré vendredi dernier : «la guerre à Ghaza est devenue un piège mortel pour les journalistes. En effet, mon bureau a vérifié la mort d’environ 300 journalistes depuis octobre 2023, ainsi qu’un nombre bien plus élevé de blessés».
Il a poursuivi : «jusqu’à présent, en 2026, le Liban est le pays le plus meurtrier pour les travailleurs des médias». Par ailleurs, le Haut-Commissaire a rendu hommage aux correspondants et photographes courageux à travers le monde «qui documentent des atrocités terribles».
Ainsi, il a affirmé que le journalisme est devenu, aujourd’hui, une profession dangereuse, souvent mortelle. Dans le même contexte, l’Organisation des Nations unies a révélé, vendredi dernier, l’extension de l’occupation de la bande de Ghaza par l’entité sioniste à travers la création d’une «ligne orange» à l’intérieur de la «ligne jaune», ce qui constitue une violation de l’accord de cessez-le-feu signé en octobre dernier. À cet égard, le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, a déclaré lors d’une conférence de presse : «Les Nations unies disposent de cartes incluant une autre ligne colorée appelée “ligne orange”, qui a été fournie au personnel onusien actif dans le domaine de l’aide humanitaire». En outre, il a ajouté qu’il a été demandé aux équipes humanitaires de coordonner à l’avance leurs déplacements avec l’entité sioniste lorsqu’elles franchissent la «ligne orange», ce qui indique que les zones considérées comme non sûres suscitent de plus en plus d’inquiétude.
Par ailleurs, il a rappelé que la «ligne jaune» est une ligne fictive à l’intérieur de la bande de Ghaza, vers laquelle l’armée israélienne s’est retirée temporairement dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu.
D’autre part, des groupes de défense des droits des prisonniers palestiniens ont déclaré que les forces de l’occupation sioniste commettent des exactions organisées et généralisées contre les travailleurs palestiniens, dans le cadre d’une campagne de génocide contre la population palestinienne.
Ainsi, dans un communiqué publié vendredi dernier à l’occasion de la Journée internationale des travailleurs, célébrée le 1er mai de chaque année, ces institutions ont déclaré à l’agence de presse palestinienne WAFA que «les travailleurs palestiniens sont victimes d’arrestations massives, accompagnées de mauvais traitements systématiques et d’humiliations délibérées dès leur détention».
En outre, elles ont affirmé que «ces pratiques constituent des violations du droit international des droits humains, notamment des protections garanties par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques», en particulier le droit à la liberté, à la sécurité et à la protection contre les arrestations arbitraires, ainsi que le droit de travailler dans des conditions dignes.
De surcroît, elles ont ajouté que «les abus signalés ne se limitent pas à l’arrestation et incluent la détention prolongée dans des conditions dégradantes, ainsi que des mauvais traitements physiques et psychologiques», ce qui constitue également «une violation des Conventions de Genève et de la Convention des Nations Unies contre la torture». Enfin, ces institutions ont appelé la communauté internationale, les organisations de défense des droits de l’Homme et les instances juridiques à «prendre des mesures urgentes pour garantir l’obligation de rendre des comptes, imposer des sanctions et mettre fin aux violations continues contre les Palestiniens». Elles ont souligné que l’impunité persistante constitue une forme de complicité dans les crimes et les abus.
Malik M.
L’ONU alerte sur les attaques contre les journalistes: Un métier de plus en plus dangereux et des violations dénoncées en Palestine

