Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a formellement averti l’entité sioniste qu’il pourrait saisir la Cour internationale de Justice (CIJ) si cette dernière ne revient pas sur une série de lois répressives visant l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), et ne restitue pas les avoirs et propriétés confisqués.
Dans une lettre officielle datée du 8 janvier adressée à Benyamin Netanyahu, M. Guterres a indiqué que l’ONU ne saurait rester indifférente face à des «actions prises par [l’entité sioniste], qui sont en violation directe de ses obligations au regard du droit international». Il exige leur annulation «sans délai».
Cette mise en demeure fait suite à l’adoption par le parlement sioniste, en octobre 2024, d’une loi interdisant à l’UNRWA d’opérer dans les territoires palestiniens occupés et prohibant tout contact officiel avec l’agence.
Une version amendée en décembre est venue durcir le texte en interdisant notamment la fourniture de services essentiels comme l’eau et l’électricité à ses installations.
Début janvier, le chef de l’ONU avait déjà condamné avec fermeté ces amendements, dénonçant une tentative délibérée d’«affaiblir encore davantage [la] capacité d’action» de l’agence onusienne.
«Ces amendements cherchent à entraver davantage la capacité de l’UNRWA à fonctionner et à mener à bien ses activités mandatées», avait-il déclaré, exigeant leur abrogation immédiate en raison de leur incompatibilité avec le statut juridique international de l’organisation. Antonio Guterres a par ailleurs rappelé le statut protégé de l’UNRWA, qui fait partie intégrante du système des Nations Unies et bénéficie pleinement de la Convention sur les privilèges et immunités des Nations Unies, protection qui s’étend à ses biens, ses locaux et son personnel.
Malik M.
Lois visant l’UNRWA:Guterres avertit l’entité sioniste d’une saisine possible de la CIJ

