Listes rejetées/élections locales du 28 novembre : : le délai de remplacement s’est achevé avec un taux d’exclusion à peine perceptible

C’est une étape discrète mais décisive du calendrier électoral qui s’est close hier mercredi.
Le délai ouvert pour le remplacement des listes rejetées aux élections locales du 28 novembre est arrivé à son terme, comme l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) l’avait rappelé dans un communiqué rendu public le 20 octobre. L’instance précisait alors que la procédure se poursuivait auprès de ses coordinateurs de wilaya jusqu’à cette échéance. Ce rappel faisait suite à la publication du bilan provisoire de l’examen des dossiers de candidature aux Assemblées populaires communales (APC) et aux Assemblées populaires de wilaya (APW). Les chiffres avancés par l’ANIE montrent que les rejets restent marginaux.

Pour les APC, seules trois listes ont été écartées sur les 5.631 déposées dans les communes du pays, soit un taux de rejet de 0,05%. Pour les APW, six listes ont été refusées sur les 434 enregistrées, soit 1,38% des candidatures. Ces décisions tiennent pour l’essentiel au non respect des règles relatives aux formulaires de signatures et à la présentation de dossiers incomplets. Les candidats concernés avaient la possibilité d’introduire des recours devant les tribunaux administratifs, a rappelé l’instance. L’ANIE a également détaillé les motifs qui peuvent conduire à l’écartement de candidatures individuelles. Il s’agit de l’absence de documents réglementaires, du défaut d’inscription sur les listes électorales de la circonscription concernée, du non respect de l’âge minimum de 23 ans ou d’une situation irrégulière à l’égard du service national.

D’autres motifs touchent aux condamnations judiciaires définitives, à l’absence de régularisation fiscale, aux liens présumés avec des milieux d’affaires suspects ou à des éléments contraires au principe de moralisation de la vie politique. Certaines catégories de personnes sont par ailleurs frappées d’inéligibilité, conformément à l’article 188 de la loi organique relative au régime électoral. Le profil des candidats, tel qu’il ressort des statistiques de l’instance, dessine un scrutin où la jeunesse pèse lourd. Ils sont 87 995 à avoir moins de 40 ans, soit 54 02% de l’ensemble.

Les femmes sont 19.327 à se porter candidates, soit 11,86%, tandis que 78 959 candidats détiennent un diplôme universitaire, ce qui représente 48,48% du total. À un mois du scrutin, la clôture de cette phase de remplacement permet de fixer les listes appelées à concourir pour le renouvellement des assemblées locales.

Lotfi L.-E.